Ce 13 février 2010, près du lac Titicaca, situé sur l’altiplano à une altitude de 3800 mètres, nous apercevons une vieille dame avec ses habits colorés juste à côté d’une jolie petite ferme en adobe (un mélange de paille, d’argile et de cailloux), nous nous arrêtons sur le bord de la route pour prendre une photo. Les habitants nous invitent à visiter leur demeure et nous font goûter de petites pommes de terre qui se mangent avec une espèce d’argile. Ils nous expliquent avec quels outils ils cultivent leur lopin de terre, outils fabriqués par leurs soins et quelque peu rudimentaires. Nous visitons aussi leur maison, très très rustique et observons la manière dont ils filent la laine d’alpaga et la manière dont ils la tissent ensuite. Continue reading →
Premiers tours de roue au Pérou
Impossible évidemment de vous parler de nos premières impressions au Pérou sans dire quelques mots sur les chiliens, qui habitent dans les zones dévastées par les séísmes, et le tsunami. Nous pensons à eux, avec émotion, tant leur accueil et la beauté de leur pays nous ont touchés. Naturellement, nous avons envoyé des mails aux différentes personnes rencontrées là-bas (Andrea, Macarena, Alejandro et Maria, ainsi que toute la famille de Alain à San Felipe), et il semblerait que ceux qui habitent à Santiago et plus au sud, dans la zone concernée, soient sains et sauf (rappelez-vous : nous avions été hébergés dans la ville de Constitution, par Alejandro et Maria, passage narré sur ce blog par Léna, et cette ville a été dévastée par le tsunami consécutif au tremblement de terre qui a eu lieu en mer). Nous n’en savons guère plus, les communications étant perturbées là bas mais évidemment, si de nouvelles informations nous parviennent, nous vous tiendrons au courant.
Le premier contact avec le Pérou est flatteur : nous avons l’impression de devenir des bêtes en castillan – un court instant seulement, pour la science fiction filez plus sûrement sur Amazon. En fait, nous n’avons pas progressé d’un pouce, mais les péruviens de la zone que nous abordons ont la très bonne habitude de nous parler plus distinctement que les chiliens !
Pour le reste, avant de tomber sous le charme du Pérou, nous devrons attendre un tout petit peu. Car, pour commencer, le passage aux frontières est un peu longuet : côté Chilien, la frontière est ouverte mais ils nous faut un billet d’inventaire des passagers (sic), vendus à la cafétéria du personnel des douanes (re-sic) et qui est … fermée le dimanche ! Finalement, un chauffeur de taxi, aux aguets, nous dépanne d’un exemplaire vierge du miteux formulaire pour 1000 pesos chiliens (1,4 euros). Notre V12 à huit roues motrices nous propulse ensuite dans le on mans land qui sépare les deux pays : interdit de s’arrêter et encore plus de marcher sur le bord de la route, « champs de mine », qu’ils disent ! Continue reading →
Hasta luego Chile !
Ou au revoir aussi ? Le Chili va aussi nous manquer, car entre les rencontres que nous y avons faites et les paysages observés, ce pays nous a semblé bien plus atypique que ce à quoi nous nous attendions. L’image standard du Chili, c’est que ça ressemble à nos pays, et guère plus … mais emmenez-moi donc voir nos volcans, nos îles de pêcheurs, nos coins sauvages et quasiment inhabités le long de lacs immenses, nos déserts arides et nos parcs naturels, le tout dans un environnement économique remarquablement stable (le Chili a de loin le PIB par habitant le plus élevé du continent), le tout sur une bande de 200 kilomètres de large par 4000 de long, qui s’étire quasiment des latitudes du pôle sud aux tropiques !… Continue reading →
Hasta luego Argentina !
Parce que adieu à un pays pareil, c’est impossible ! Même si s’en est fini de l’Argentine pour ce voyage-ci , sauf retournement de situation sur notre trajet – et d’ailleurs, il va falloir que je me décide à vous parler des mises à jour de notre itinéraire un de ces quatre ! – sera donc au revoir, pour sûr …
Ce 23 janvier 2010, nous filons une fois de plus vers les Andes que nous allons retraverser, pour voir une dernière fois notre Argentine adorée. Cette fois-ci, nous allons visiter la célebrissime région viticole de Mendoza, et nous allons surtout en profiter pour voir une dernière fois Maria-Inès, qui nous fait la formidable surprise de passer le week-end à Mendoza pour nous faire un petit coucou. Bon, on va non plus lui tresser une couronne de lauriers, il ne s’agissait pour elle que d’un petit déplacement de rien du tout : 1000 kilomètres de pampa, en bus et de nuit.
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Santiago du Chili : trois jours d’arrêt
Le 19 janvier 2010, nous arrivons dans la capitale du Chili, Santiago. Dix millions d’habitants … et nous ! Mais, dans les dix millions, il y a, entre autres et par ordre d’apparition : Andrea, Macarena, Catalina, Maria …
Invités par Alejandro à Santiago dans la maison de son ex-femme – difficile de refuser le concept ! – nous y débarquons au bout de deux heures de perdition dans Santiago (une expérience en soi, due à une carte de m. et toujours pas de GPS) sans que grand monde soit au courant, domestiques à part, mais le flottement ne dure pas longtemps et, quelques minutes après notre arrivée, nous nous retrouvons invités à dormir sur place ! Et quand « sur place » c’est une jolie maison dans le quartier tranquille et privilégié de Santiago, remplie de personnes aussi accueillantes les unes que les autres, on ne sait pas dire non, surtout quand c’est Andrea – une des cousines présentes sur place – qui vous pose la question … Continue reading →
Deux journées extra-cool au Chili !
Le 16 janvier 2010, nous nous sommes rendus à la maison de Alejandro située à Constitution. L’endroit était en pleine nature et sa propriété immense, juste en bordure du fleuve. Quand nous hommes arrivés, c’est la bonne qui nous a accueillis car la femme d’Alejandro, Maria, dormait et lui était au travail. Quand Maria s’est réveillée elle nous a fait visiter la maison spéciale pour les amis construite toute en bois. Elle nous a aussi montré sa maison et la cuisine d’été située au fond du jardin juste à côté du jacuzzi (un gros tonneau de vin coupé en deux dont l’eau arrive de la montagne et est chauffé grâce à un poêle à bois).
Maria nous a dit qu’elle avait sept chiens pour protéger le lieu et douze chevaux car Alejandro adore les chevaux, comme moi !
Un peu plus tard, nous sommes allés visiter la ville de Constitution avec Maria et sa bonne Lojeto. Quand on est rentrés, j’ai voulu aller me baigner dans le jacuzzi mais l’eau était trop chaude. Qu’à cela ne tienne, on m’a rajouté de l’eau froide !
Le lendemain a été magique : nous sommes partis faire un tour en bateau sur le fleuve. Avant de partir, Alejandro est parti acheter de la viande et des saucisses et ses employés ont préparé le bateau et rien n’a été oublié : le barbecue, les chaises, les kayaks et même la crème solaire ! Continue reading →
Au fil du Pacifique …

Ramasseur d'algues à Cobqecura, au coucher du soleil sur le Pacifique (lesquelles algues sont comestibles, je m'y risque sur une des photos plus bas ...)
Nous avions bien déjà approché le Chili il y a quelques mois, avec notre crochet dans le désert d’Atacama qui mélangeait l’exceptionnel – les paysages spectaculaires de la Vallee de la Luna, des Geysers du Tatio, etc. – et le moins bon – le kitch ultra touristique du village de San Pedro de Atacama … mais ce côté-là nous n’avons pas grand chose à dire car, touristes nous sommes, comme me le faisait remarquer très justement ma Léna devant un restaurant que je qualifiais dédaigneusement de » trop touristique « , » mais c’est parfait ça, car justement, nous sommes des touristes ! » pensant avoir porté l’estocade et parvenir ainsi à déguster le miteux steak-frites-coca présenté en photo.
Mais, naturellement, nous n’ avons rien vu de ce pays hors norme, 5000 kms de long sur deux cent de large, coincé entre l’océan pacifique et la cordillère des Andes… Continue reading →
Ça vient, ça vient …
Vous êtes vraiment trop mignons. En fait, nos articles sont prêts et archi-prêts depuis des lustres, mais on voulait vous tester un peu, pour voir si vous attendiez vraiment.
Hum.
Bon.
Ok, on est totalement à la bourre.
Mais c’est dans les tuyaux. Le truc, c’est qu’on roule, on roule, on roule, et quand on roule, ben d’abord on peut pas taper sur un clavier, et ensuite on capte moins bien internet, surtout dans le désert d’Atacama, au bord du Pacifique.
Quand même, pour vous faire patienter, voici cette très belle photo de Léna prise en plein action. Elle était supposée bosser, Valérie était ravie que, enfin, Léna ne pose plus une question toutes les trois secondes.
Puis nous nous retournons, et voyons ceci :
Grosses bises les lecteurs, restez fidèles … à très bientôt !
Méga post de la mort envoyé depuis la rue prés de Iquique (nord du Chili), fait chaud, c’est moche, raz le bol de rouler toute la journée. Pérou dans deux jours voire demain.
Noël au Perito Moreno, Nouvel an sur la carretera Australe
Argentine, Glacier du Périto Moreno, 25 Décembre 2009, 8 heures 30 : Chloé, se hissant dans la capucine où nous dormons encore, nous annonce, toute émerveillée, que le Père Noël a trouvé le tampicar et qu’elle a découvert plein de cadeaux au pied du sapin – un rachitique arbre artificiel de 25 centimètres de haut ! Elle nous certifie qu’elle l’a même entendu arriver avec son traineau…Ouf, nous sommes tous rassurés car nous avions quelques doutes… Continue reading →
Dix jours en terre de feu : du détroit de Magellan à Ushuaïa
Noël au pied du glacier Perito Moreno, quelques jours de pistes abominables sur la Ruta 40, la difficile mais sublime carretera australe via les magnifiques paysages du passage de l’Argentine au Chili par Chile Chico, un nouvel an au bord d’un lac immense dans les paysages sauvage de la fin des Andes : la fin d’année nous a vraiment gâtés ! Mais, en attendant le récit de ces beaux moments, nous reprenons où nous vous avions laissés il y a quelques dizaines de jours …
Et aussi, quand même : bonne année 2010 ! Et pourquoi pas, avec un beau voyage ?
Et dire que nous aurions pu ne pas y aller !
Un bon nombre de voyageurs que nous avions rencontrés nous avaient dit (y compris certains qui n´y avaient jamais mis les pieds !), en substance, que la terre de feu, en soi ça n´apporte pas grand chose et que Ushuaïa, à part dire qu´on y est allé, ça ne vaut pas le coup … Certes. Du coup, à quelques centaines de kilomètres de la pointe sud du continent américain, nous étions bien décidés à entamer notre remontée du continent aux rives du détroit de Magellan, qui sépare précisément la Terre de Feu du reste du continent. Mais finalement, la curiosité – vous savez bien de quoi je veux parler ! – l’a emportée, très facilement ! Et au diable notre agenda initial, nous prenons notre temps et buvons à lentes gorgées le spectacle ici présent …
Alors, la terre de feu ? Continue reading →
En descendant la Patagonie …
De l’inoubliable péninsule Valdès, après laquelle nous avons quitté tous nos amis, nous gagnons ce 26 Novembre 2009 une immense plage isolée, la Playa Isla Escondida, située à une centaine de kilomètres de là. Nous y sommes les seuls êtres humains et notre seule contrainte est de devoir cohabiter avec un groupe d’une dizaine d’éléphants de mer qui passent leurs journées et leurs nuits à lézarder sur le sable en poussant de temps à autre un espèce de râle impressionnant, joliment situé entre le rot et le pet, qui fait rire les enfants aux éclats – comme vous pouvez aisément l’imaginer – et qui, régulièrement, se projettent du sable sur le dos avec leurs bras (nageoires ?) pour éloigner les insectes volants qui les dérangent. Nous ne verrons que très peu de courageux aller jusqu’à la mer pour faire trempette… Continue reading →
Mon anniversaire (presque ) sur le dos des baleines !
Note de Christian Jules, le papa de l’auteur du jour : aujourd’hui, pour vous raconter les jours exceptionnels que nous avons passés à Valdes, c’est mon écrivain en herbe (et parfois en mauvais caractère !) de fiston qui prend la plume. En préambule, pour fixer le contexte, notez que à ce moment là, nous sommes toujours scotchés aux Réjou, mais que nous ont aussi rejoint des voyageurs croisés auparavant par lesdits Réjou, il y a quelques mois : les « Smitou », une tonitruante et ultra-sympathique famille de 4 personnes (Lise, 10 ans qui a bien formé la paire avec Hugo pendant les quelques jours passés en commun, et Leia 7 ans, et côté parents Yan et Anabelle, dont nous tairons l’âge par peur de représailles) qui voyagent dans un Land Cruiser aménagé, et Maurice et Sylvie, 130 ans à tous les deux avec une forme et une envie de découvrir le monde toujours intacte ! Ceci étant dit, à vous les studios !…

Une baleine pas farouche, un zodiac qui peut aller au plus près et une mer d'huile : tout parfait pour la photo !
Ce 21 novembre est un jour important pour moi : j’ai 11 ans. Dès le réveil, les amis avec qui nous bivouaquons dans la péninsule Valdes, sur la plage « Pardelas », m’ont chanté « joyeux anniversaire ». Toute la matinée, j’ai joué avec Lise et Emile sur des petites cascades où il y a plein de crabes. Nous nous sommes amusés à reconstituer l’habitat des crabes dans une magnifique bassine remplie de ces specimens. Continue reading →
Mon blog ne sera bientôt plus en retard
3/3 : sur la route de Valdes
Aujourd’hui, afin de continuer à rattraper mon retard, ayant décidé que je ne serai plus en retard à la sortie de la Terre de feu, une première mondiale sur ce blog : ce post ne fera qu’une seule phrase. Bonne chance à vous tous.
Non seulement les Réjous sont beaux, gentils et intelligents (voir à ce sujet, dans un bon dictionnaire, le sens du mot »humour ») mais en plus ils sont patients, car nous ayant attendus pendant quelques paires de jours à Viedma, la ville de la côte Atlantique qui ouvre les portes de la Patagonie, Continue reading →
Mon blog ne sera bientôt plus en retard
2/3 : de Tafi à Cordoba, pluie de rencontres !

Accablés par la chaleur excessive des Vallees Calchaquies et surtout de Cafayate, où nous avons atteint les 40 degrés, nous décidons ce 20 octobre 2009 de faire un petit tour autour d’un lac d’Altitude, à Tafi del Valle, qui est sur la route qui doit nous mener à Cordoba.
Le Baudchon-Baluchon voulant toujours plus, nous quittons notre bivouac improvisé pour se rapprocher un peu du lac. Pour le coup, nous allons avoir plus, mais de paysage ou de tranquillité, point. Le menu du jour, c’est plus d’em…..s ! Continue reading →
Mon blog ne sera bientôt plus en retard
1/3 : Les Vallées Calchaquies
Chers lecteurs, comme disait l’autre à une poignée d’amis triés sur le volet : je vous ai compris ! J’entame donc une puissante et rapide remontée du temps, qui vous amènera bientôt juste de l’autre côté de l’Atlantique, par rapport à votre lieu d’habitation et d’imposition actuel. Mais moi, il me faut du temps pour digérer – les mauvaises langues dont vous n’êtes certainement pas diront : comprendre – l’incroyable diversité des situations dans laquelle ce périple nous plonge.
Ravis d’avoir constaté qu’après la grande claque de notre voyage au dessus de quatre mille, il y avait encore une vie – et laquelle ! – nous quittons Purmamarca, le village lové tout contre la montagne aux sept couleurs et près duquel nous avons passé un bref séjour fort calme. Continue reading →
Retour en Argentine

Le paysage spectaculaire de la montagne aux septs couleurs
Les bouclettes de Chloé repoussent !
C’est le premier fait marquant de notre retour en Argentine. La sécheresse de l’air andin et le froid avaient eu raison de cet aspect unique de notre terroriste de fillette – et pas de son tempérament, ce qui vaut à ses deux parents de toujours rêver mais rêver seulement au mot » silence » – mais manifestement, nous changeons une fois encore de région, et donc simultanément de paysages et de climat, chaud et surtout plus humide.
Exit donc les cheveux droits et hirsutes et welcome back aux frisettes tirebouchonnées. Avant d’amorcer notre descente vers la patagonie et la pointe sud du continent américain, nous avons prévu de prendre le temps de visiter le » noa « , le nord-ouest argentin – et comme décidément le voyage transforme en profondeur, nous nous sommes tenus à ce que nous avions prévu.
Et nous avons bien fait ! Continue reading →
Voyage au dessus de quatre mille – Fin !

Attention, ça bout !
Etant seulement deux familles présentes le soir sur le site des geysers à plus de 4000 mètres d’altitude, jamais nous n’aurions pu imaginer la nuée de 4*4 et de bus qui arriveraient dès 6 heures du matin drainant leur lot de touristes (pour la plupart européens) afin d’ observer les geysers et les eaux bouillonnantes du Tatio (au passage, sur plus de 500 personnes que nous verrons ce jour là, plus de la moitié arriveront trop tard dans la matinée et rateront une bonne partie du spectacle).
Après deux heures passées sur les lieux dans une ambiance un peu surréaliste au milieu des projections et des vapeurs d’eau spectaculaires, le tout dans un froid saisissant, nous poursuivons la visite par les bains d’eau chaude, partagés entre l’envie de se prélasser dans cette grande piscine en plein air et une certaine crainte (au moins pour moi et les enfants !) du déshabillage et du rhabillage avec ce vent glacial (5 degrés au thermomètre)…
Voyage au dessus de quatre mile
4 : Atacama

- Coucher de soleil sur la Vallee de la Luna, dans le désert d’Atacama au Chili
Bonjour chers téléspectateurs,
Nous venons de passer, du 14 au 19 octobre 2009, un petit séjour au Chili à San Pedro de Atacama.
En arrivant à San Pedro, nous nous sommes arrêtés sur un parking à côté d’un autre camping-car français qui, quelques minutes plus tard sont venus nous dire bonjour. Surprise ! Ils ont deux enfants de 9 et 7 ans : Antoine et Morgane. Nous avons rapidement sympathisé et beaucoup joué ensemble.
Avec eux, nous avons commencé par visiter le Salar d’Atacama, de couleur orangée, avec une petite lagune remplie d’oiseaux dont des flamants roses. C’était magnifique mais complètement différent du Salar de Uyuni : ici, on ne peut pas rouler dessus car c’est tout bosselé et craquelé.
Deux jours après, nous sommes allés à la « Valle de la Luna » qui porte bien son nom ! Nous avons d’abord marché dans un canyon et sommes allés dans une grotte très basse par moment: c’était impressionnant car elle était couverte de cristaux de sel qu’on entendait craquer sous l’effet du soleil. Ensuite, nous avons vu des sculptures entièrement érodées par l’air, puis nous sommes montés sur une dune pour admirer le coucher du soleil : j’y ai ramassé du quartz transparent, épais de 5 mm.
Le lendemain, nous sommes partis pour 100 kilomètres de pistes pour aller aux « geysers du Tatio » : en chemin, nous nous sommes baignés dans une rivière chaude dans un canyon au milieu du désert.Des petits poissons de 2cm se faisaient facilement attraper à la main car ils pullulaient. A la fin, nous avons ramassé des branchages secs pour essayer de faire un barbecue le soir même aux geysers. Une fois arrivés « au Tatio » vers 17 heures, nous avons payé l’entrée du parc et sommes allés voir la piscine alimentée par deux petites pompes naturelles d’eau chaude.
Le soir, nous avons eu l’autorisation des gardiens pour faire notre fameux barbecue : nous y avons fait griller des saucisses dans le froid glacial, à 4300 mètres d’altitude. Les enfants ont mangé dans un camping-car et les parents dans l’autre ! C’était délicieux !
Le lendemain matin, à 5 heures 30, nous nous sommes levés pour aller voir les geysers car c’est très tôt le matin qu’ils sont impressionnants. Une fois sur place, nous sommes sortis avec 4 couches de vêtements chauds. Il y avait des centaines de geysers dont l’un s’allumait et s’éteignait exactement toutes les 15 minutes. A la fin, je suis allé voir une autre sorte de geysers avec Antoine et son père : certains formaient de petits cratères de 1 mètre de haut qui crachaient de l’eau et de la vapeur d’eau et d’autres qui crachaient de la boue bouillante sur les côtés.
Nous avons fini la matinée dans la piscine d’eau chaude, qui n’était pas assez chaude à notre goût !
Dans la soirée, nous sommes rentrés à San Pedro de Atacama où le lendemain matin nous nous sommes quittés tout tristes car nos amis partaient vers la Bolivie et nous vers l’Argentine.
En route pour les baleines !
Arrivée au Chili à San Pedro de Atacama, Salar d’Atacama puis Valle de la Luna (attention, plusieurs pages)
Note du Papa de Hugo : et bientôt (Désert d’Atacama toujours) un petit mot et les photos pour clore cette série, avec les geysers du Tatio.
Voyage au dessus de quatre mille
Partie 3 : la traversée du Sud Lipez
Pour le bivouac de cette nuit du 12 au 13 octobre 2009, nous dormirons à côté de la cahute où les gardiens surveillent les entrées dans le parc (il est interdit de bivouaquer à côté de la Laguna Colorada). Tout le monde se couche tôt ce soir là : demain matin, nous partons au plus tard à cinq heures du matin, si nous voulons profiter du spectacle des Sol de manana, un centre géothermique qui est en pleine activité surtout au lever du soleil, lorsque l’écart de température est maximal entre le sol et l’atmosphère – Gabriel nous a donné les tranches horaires optimales pour chaque site : c’est jouable ! J’oriente mon véhicule dos au vent, vers l’est pour garder un chance de ne pas faire geler le gasoil et nous nous endormons, pour le bivouac le plus élevé à ce jour du périple : 4300 mètres d’altitude.
Au petit matin, nous sommes trois à nous lever, car Léna elle veut profiter du spectacle – Hugo et Chloé roupillent comme des loirs, et on les laisse volontiers ! Pour l’heure, je suis occuper à essayer de faire démarrer le tampicar, en priant que pour que le diesel ne soit pas gelé : le thermomètre est passé sous les – 20 degrés lorsque je tourne la clé de contact.
Premier essai : le moteur toussote, puis rien.
Deuxième essai : rien. Continue reading →
Voyage au dessus de quatre mille
Partie 2 : on a marché sur Mars !

Nous enchaînons directement le Sud Lipez, une heure après être rentrés du Salar d’Uyuni, encore tout éblouis mais quand même un peu inquiets par ce que nous attend.
Ce 11 octobre 2009, notre ranger lui, est au rendez-vous : à sept heures trente tapantes, Valérie l’a récupéré au lieu de rendez-vous prévu et de mon côté, je suis parti résoudre la quadrature du cercle – pardon, chercher du diesel dans l’une des deux stations service de Uyuni, pour compléter notre plein et le réservoir additionnel que nous avons mis en soute. Par chance, l’une des deux stations est ravitaillée – le pompiste en a profité pour arrondir le prix du litre une unité plus haut, et se gardera en guise de prime la monnaie – et le dernier obstacle à notre départ ce jour est levé.
Une fois Valérie et Gabriel – le ranger – retrouvés, et les présentations faites – « Ah, il y a un enfant dedans ? - Ah non, deux ? – Tiens, trois ?! » – Valérie et moi demandons presque en coeur si ça passe, en désignant notre engin spatial. Un coup d’oeil rapide et un sourire plus loin, notre Gabriel nous dit que oui, il lui semble que ça passe. Une fois son sac à dos de un mètre cube casé dans les trois centimètres cubes de libre qui restaient dans la cellule, tout le monde s’installe, le moteur se met en route … Continue reading →



























































