Dulce de leche forever
New York, New York … ou les trois derniers jours de la grande aventure
Du camping de Jersey City situé au bord de l’eau et duquel on peut apercevoir la statue de la Liberté entre les multiples mâts des bateaux du port, nous alternons entre visite de Manhattan et grand rangement du camping-car.
Le premier jour est consacré au ménage et au grand tri de la montagne de bazar accumulée pendant cette année passée à cinq dans nos quatorze petits mètres carrés et inutile de dire que, malgré la faible surface, ce n’est pas une mince affaire… Et une chose est sûre, tout ne rentrera pas dans nos cinq gros sacs prévus pour le retour en avion ! Nous préparons donc un, puis deux, puis trois et enfin quatre gros cartons qui partiront par la poste pour ramener nos souvenirs et surtout une bonne partie de nos livres – dont les guides de voyage – que nous tenons à conserver … on ne sait jamais, écrire un livre est si vite arrivé ! La chaleur assez humide est pénible et rester dans la laverie du camping pour s’occuper du linge que nous laissons à nos acquéreurs n’est pas une partie de plaisir. Jamais je n’aurais imaginé laver un jour mon linge avec la statue de la Liberté en ligne de mire (même si je ne n’ai pas trop eu le temps de la regarder ce jour là !) (Lire la suite…)
La fin des haricots

Le rodéo à Cody, dernière étape avant notre ultime traversée des USA. Le chapeau noir et la veste en jean me vont à merveille, c'est ce pas ?
Après les nombreux et spectaculaires paysages désertiques que les enfants ont parfois difficilement supporté, nous terminons comme promis, notre périple ouest américain par deux parcs plus « verts ». Alors le 2 août, nous voilà partis pour le Parc National de Grand Teton et le Parc National de Yellowstone. Après les déserts de l’Utah, nous sommes contents de retrouver les prairies de l’Idaho et dans notre enthousiasme, nous nous offrons même un bon petit déjeuner américain (pancakes, oeufs, bacon, bref la totale, heureusement qu’il n’y avait pas de balance dans le tampicar sinon je me serais abstenue !) à Soda Springs, une ville bien paumée mais bien sympathique qui se trouve sur notre chemin. Nous atteignons « Jackson Hole » (qui ne fait pas si trou que ça en plein mois d’août où tous les touristes comme nous ravitaillent avant de pénétrer dans le Parc de Grand Teton) et trouvons une place de camping dans le parc pourtant bondé. (Lire la suite…)
Suerte !
Je vous avais promis une petite surprise, la voici. C’était tout juste il y a 400 jours, en Argentine, nous faisions nos premiers pas. J’avais écrit un brouillon d’article un peu en retard, tant et si bien que, au fil des jours, je me disais que ça ferait vraiment réchauffé … Scrupules qui certes, ne m’étoufferont guère plus tard dans le voyage, mais il y a un début à tout ! En retombant dessus par hasard il y a quelques semaines, je m’étais dit que ce serait le meilleur article à poster pour notre départ d’Amérique. Les photos étant stockées dans un disque dur qui est quelque part au fond de nos dix sacs de voyage, il faudra donc vous en passer pour ce coup-ci (à part celles-ci que j’ai retrouvé mon ordinateur). Les enfants ont bien changé !
En relisant aussi ces quelques mots, les visages de Maria-Ines, Maria, Damian et Laura qui nous avaient si bien accueilli redeviennent plus présents que jamais : un grand merci à ceux-là, qui nous ont si bien accueillis et aidés dès nos débuts.
Pour la route, quand même, le mot de la fin de Chloé (cinq ans), sur la route de New-York. Nous parlons de ce qu’elle a aimé pendant le voyage, et elle adore, entre autres, les randonnées, où dans l’effort physique elle sent battre son petit coeur. Elle conclut : » Tu comprends, c’est ça le bonheur : quand le coeur bat très très fort. » J’ai à peine le temps de me remettre d’une si belle phrase qu’elle ajoute sur un air blasé : » Et aussi bien sûr quand on bouffe tout plein de petits suisses. «
Sur ce, Yellowstone et New-York, on vous racontera depuis la France, ça viendra aussi sur ce blog. Maintenant, on revient quatre cent jours en arrière !
Dans quelques minutes ce 15 juillet 2009, nous quitterons Buenos Aires : direction la pampa ! Laura vient de nous laisser sur le trottoir après que elle et Damian nous aient une fois de plus si gentiment hébergés chez eux.
En effet, notre sortie programmée initialement pour la veille a fait long feu : il nous a fallu faire un ultime détour à l’Automobile Club Argentin, pour me renseigner sur la législation propre aux camping-cars. Il m’aura fallu cinq interlocuteurs, quatre étages et trois langues différentes pour que je puisse ressortir de l’immense bâtiment aux airs vaguement staliniens avec l’information du jour : nous devrons circuler avec des bandes de signalisation rouges et un 90 à l’arrière !
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Le pays allumé

Premier contact avec les parcs de l'Ouest Américain, et coup de maître ! Le Joshua Tree Park nous a fasciné ... il faudra revenir un printemps pour voir tout ça en fleurs sous une température plus clémente ...
Navré de vous avoir fait un peu attendre. Non, ce blog n’est pas mort ! Mais, depuis notre arrivée aux USA, nous avons eu fort à faire, et pas seulement des visites. Et restez fidèles, nous nous sommes gardés une dernière petite surprise que nous publierons d’ici notre retour en France.
Justement, côté retour, ça y est : nous avons acheté nos billets d’avions. Et nous arriverons à Bordeaux par … le train ! Notre gentille épopée prendra fin en son quatre cent dixième jour, à la gare Saint-Jean de Bordeaux, le 20 août 2010, à 20 heures 56. En effet, après quatorze heures dans un petit New-York – Paris via Stockholm (moins cher que le vol direct ! Ça parait vaguement idiot, mais c’est comme ça) nous prendrons à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle un TGV qui achèvera de nous ramener au bercail.
Ensuite, nous passons pas mal de temps à bichonner notre camping-car, de garagistes en grandes surfaces de bricolage, car la date à laquelle nous allons remettre les clés à nos acquéreurs avance. En effet, notre Laika ne rentrera pas de sitôt en France : nous l’avons vendu à une autre famille française, qui effectuera le même périple que le nôtre en sens inverse, à partir de début septembre 2010. Et d’ici là, le véhicule attendra gentiment dans le jardin d’une cousine new-yorkaise des heureux élus.
Enfin, même si les cogitations sont toujours en cours, nous avançons, petit à petit, sur qui fera une partie de mon quotidien à notre retour. Vous verrez peut-être arriver bientôt un site de tirage photo haut de gamme pour le grand public … Peut-être ! Mais je n’en dis pas plus pour l’instant. Il y a d’autres idées dans les tuyaux …
« Papa, c’est quand qu’on retourne au pays allumé ? » me demande Chloé, au Joshua Tree Park, le 12 juillet 2009. Nous avons traversé la frontière il y a deux jours, et notre bref passage de quelques heures à Calexico, la ville frontière américaine, l’a marquée. Autant de néons, signaux, et éclairages divers, nous n’avions pas vu ça depuis un an !
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Bain de culture et de nature au Mexique
Le 18 juin 2010, nous quittons la péninsule du Yucatan en ayant fait le plein de beaux sites mayas, de belles plages de sable blanc, de mer turquoise et de riches fonds sous marins mais aussi de chaleur étouffante (près de 40 degrés la journée et 35 la nuit) ! A la recherche d’un pneu pour le tampicar, notre route nous amène dans la région toute plate et humide du Tabasco, à Villahermosa, qui à défaut d’être une jolie ville, présente néanmoins un étonnant musée à ciel ouvert, le Parque Museo la Venta, où au milieu d’une végétation exubérante sont disposées, entre autres, d’énormes têtes olmèques magnifiques vieilles de plus de 2000 ans. Nous traversons ensuite la sierra Madre Del Sur par une route pleine de virages et de tope (les dos d’ânes locaux, une vraie manie mexicaine) où notre vitesse ne dépasse pas les 40 kms/ heure de moyenne. Par contre, la bonne nouvelle pour notre équipage est que nous avons enfin retrouvé une température plus clémente !
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Un an de voyage en vingt-sept citations

Notre soirée d'anniversaire de voyage, à la belle étoile. Sale temps pour les crevettes et les chamallows qui passaient par là.
Il y a tout juste un an, nous regardions par la fenêtre du terminal de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle notre avion, qui allait nous emmener, malgré une fin de trajet un peu houleuse, à Buenos Aires, première étape de notre périple en Amérique Latine. Depuis lors, nous avons noté les meilleures phrases de notre équipage … Pour vous remercier de votre assiduité – car nous sommes bien conscients qu’il bien plus difficile de me lire que de faire le voyage -, voici donc une année de nos meilleures citations !
Avant de vous laisser, un petit mot sur le lieu de notre anniversaire de voyage. Nous sommes sur la côté pacifique du Mexique, dans l’état du Michoacàn, à Maruata. Nous n’avons pas trouvé LA plage de rêve que nous cherchions pour l’évènement, mais on a quand même pu se faire une soirée grillades de crevettes et chamallows fondus à la braise, à la belle étoile … D’où les quelques photos d’accompagnement ci-jointes, prise hier soir le 5 juillet 2010, où nous avons entre autres vainement essayé de faire du bulb-painting (dernière photo) ! Fin de soirée en écoutant de grosses vagues s’écraser en rouleaux à quelques mètres du tampicar, quelques étoiles filantes dans un beau ciel bien dégagé, le tout en sirotant mon dernier cigare, acheté il y a deux mois au Nicaragua … (Lire la suite…)
La péninsule du Yucatan

Enfin, nous tenons notre visa et nos papiers pour le Mexique, avant-dernier pays de notre voyage. A droite toute !
Aujourd’hui, c’est ma fille Léna, notre spécialiste en football, qui prend la parole par écrit, ce en quoi nous, les baluchons coincés depuis perpet’ dans nos dix mètres carrés, sommes gagnants par rapport au mode oral.
Vous vous dites : chouette, pas de texte à rallonge alors ? Ben si. Un tout petit peu, mais plus bas, en commentaire des albums photo. Et pour ne pas griller le texte de ma championne du monde en bavardage de fille, sur le Yucatan nous dirons rapidement que les plages sont superbes, la chaleur accablante, malheureusement l’ensemble de la côte bétonnée, les cenotes surprenants (voir infra album), les sorties masque et tuba (snorkeling) sur la barrière de corail inoubliables tout comme notre rencontre toujours au masque et au tuba avec des tortues marines à quelques dizaines de mètres de la plage d’Akumal, et enfin que la ville de Campeche sur le Golfe du Mexique est vraiment magnifique, ce qui l’oppose de beaucoup à la zone touristique de Cancun.
Enfin, les photos ont encore moins rien à voir avec le texte que d’habitude, vu que je ne peux pas emporter mon matériel sous l’eau … pour le prochain voyage, je serai prêt !
La sortie snorkeling à Puerto Morelos dans la péninsule du Yucatan, au Mexique (par Léna)

Les ruines maya de Tulum, au bord d'une plage standard du Yucatan - au fond, la barrière de corail, dont vous parle Léna. Joli standard non ?
Le 16 juin 2010, nous avons pris la crème-solaire, mon masque et celui de Chloé puis nous sommes montés tous les cinq dans un bateau qui nous a amené jusqu’à la barrière de corail située à quelques centaines de mètres du rivage. En tout, elle mesure plusieurs centaines de kilomètres et c’est la 2ème plus longue du monde.
On a enfilé nos maillots, les gilets de sauvetage, les masques et tubas ainsi que les palmes et enfin nous on avons sauté dans une eau bleue turquoise depuis le bateau ! Au début, j’ai trouvé que c’était difficile d’utiliser les palmes et le tuba mais au bout de quelques minutes, je m’y suis habituée. Rapidement, nous avons vu du corail multicolore avec des éponges, des longues algues comme des cheveux qui flottent au vent, des sortes de grandes feuilles translucides pleines de petits trous posées verticalement sur le sol et des anémones. Il y avait plein de poissons : des bleus, des gros violets, des jaunes, des noirs, de tout petits oranges tachetés de noir et plein d’autres tous plus beaux les uns que les autres. (Lire la suite…)
Une semaine au Guatemala

Les multiples pyramides du site Maya de Tikal, entre lesquelles on chemine dans un dédale de chemins dans la jungle.
Afin de dissiper tout malentendu, les textes (intelligents) sont de ma femme et les commentaires (différents) sont de moi, Christian Jules.
Le 28 mai 2010, nous entrons au Guatemala. Pour une fois depuis que nous sommes en Amérique centrale, les formalités d’immigration et de douane se passent vite et bien, sans la nuée de pseudo-guides qui nous harcèlent habituellement pour que l’on utilise leurs services. Nous voilà donc au Guatemala, pays qui n’a pas, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, une très bonne réputation au niveau de la sécurité. Au moment où nous nous apprêtons à mettre les voiles de la zone, des camionneurs reçoivent une salve de SMS leur indiquant que le volcan Pacaya est entré en éruption, recouvrant la capitale de plusieurs centimètres de cendres et faisant plusieurs morts. La zone a dû être évacuée, notamment plusieurs petits villages indiens installés sur ses pentes. Bon, ça commence bien, nous qui voulions l’escalader afin d’admirer la lave, ce sera pour une prochaine fois ! Nous passons une nuit dans une station service, avec pour compagnon un garde armé jusqu’aux dents, pistolet à la ceinture, fusil à l’épaule et gilet pare-balles. Nous voilà dans le bain et les publicités pour armes à feux et autre blindage de véhicules que nous verrons par la suite au bord des routes nous confirmera que les armes à feu sont pleinement autorisées et utilisées ici. A peine avons nous repris la route le lendemain que nous nous apercevons que la rivière qui longe la route est entrée en crue dans la nuit, une grosse crue, provoquant des inondations, engloutissant nombre de petites maisons et de fermes. Le débit d’eau y est impressionnant et une foule de gens se pressent au bord pour voir le spectacle. Nous comprenons pourquoi il pleut sans discontinuer depuis plusieurs jours ainsi que les mises en garde lues dans un journal du Honduras quelques jours auparavant : c’est la tempête tropicale Agatha qui vient de sévir et de toucher durement le pays faisant plus de 100 morts et autant de disparus dans les inondations et les glissements de terrain. Décidément, la nature se déchaine !
France-Mexique … vu du Mexique !

De retour d'un France-Mexique pas comme en France, à l'ombre, mais pas au frais, nous regagnons notre tampicar.
On vous avait prévenus qu’on serait au Mexique le 17 juin 2010, pour le match France – Mexique de la coupe de monde de football, et bien nous y étions ! Mais, au lieu de nous cacher sur une plage déserte (ce qui au demeurant n’existe pas ici, nous y reviendrons dans un prochain article), nous nous sommes réfugiés dans la belle ville de Campeche, à l’ouest de la péninsule du Yucatan (au Mexique). Et on s’en souviendra ! Certes, il ne nous est rien arrivé de véritablement extraordinaire, mais nous avons vu de près ce qu’est la ferveur latino-américaine, en l’occurrence la ferveur mexicaine, en ce qui concerne le foot ! A vous de juger en regardant ce petit film, tourné pendant le match, et que je n’ai pas résisté à vous monter le soir-même …
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Un bien bref survol

Les deux volcans de l'Isla Ometepe (dont l'un est encore actif), au Nicaragua. J'étais à deux doigts d'y aller à la nage quand on m'a appris que dans ces eaux vivent encore les derniers requins d'eau douce de la planète ... Quel dommage.
Du 22 mai 2010 au 5 juin 2010, nous aurons traversé successivement le Nicaragua, le Honduras et le Guatemala, 3 pays que nous n’aurons guère pris le temps de vraiment visiter. Nous avons en ligne de mire le Mexique et un tout petit morceau des Etats-Unis, et, fromage ou dessert, notre chemin de croix continue et la dure nécessité de faire des choix avec : paysages paradisiaques avec de passionnantes rencontres ou passionnantes rencontres avec des paysages paradisiaques ?
Certes nous ne comptons pas passer à côté de ce qu’il ne faut vraiment pas louper dans ces coins là, mais les statistiques et la rumeur enfle au sujet de l’insécurité – le Honduras, le Salvador (qu’il n’est pas obligatoire de traverser sur notre route) et la Guatemala figurant dans le top 5 de l’insécurité en Amérique Latine. Nous laisserons donc tomber sur cette portion les bivouacs complètements sauvages … et ce d’autant plus que nous voyageons seuls, nos amis les Renault étant bloqués au Costa Rica, et vivent une véritable galère due semble t-il à l’électronique de leur véhicule (à l’heure où j’écris cet article, ils sont toujours en attente d’une solution là où nous les avons quittés, à Santa Elena au Costa Rica).
Costa Rica

Joli tout plein mais méchant tout plein aussi, le serpent jaune. Au Parque Cahuita, il faut avoir une fonction spéciale : un oeil qui regarde par terre et un qui cherche les paresseux dans les arbres.
Nous avons visité le parque Cahuita en bordure de la mer des Caraîbes avec nos amis les Renault et la marche fut dure faute d’un réveil à 5 HEURES DU MATIN. Les singes hurleurs furent les premier à se montrer dans une chaleur étouffante. Puis nous avons vu un serpent gris apparemment venimeux. Les bernard l’ermite pullulaient sur le chemin, ce qui occupait beaucoup Chloé. Ensuite nous avons vu un serpent jaune qui est extrêmement venimeux. Nous avons mangé sur une belle plage où nous avons fait du snorkeling et un singe Capucin est venu nous piquer les poubelles, et les a vidées sur la plage en léchant les peaux de bananes et les sachets de gâteaux O’Reo vides ce qui nous a fait bien rigoler. Au retour des paresseux se sont montrés en dormant, ils portent vraiment bien leur nom !
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Panama
Dimanche 25 Avril, après près de un mois en Colombie, nous quittons Cartagena et nous envolons pour Panama à bord d’un petit avion d’une trentaine de places. Et voilà, l’Amérique du sud, c’est fini pour nous après un peu plus de neuf mois de découvertes et de rencontres inoubliables. Mais nous sommes certains que l’Amérique centrale nous prépare aussi de bonnes surprises…
Déjà, dès notre arrivée, nous voilà embarqués tous les dix (nous voyageons toujours avec la famille Renault) dans un bus aux couleurs vives, hyper bruyant et archi-plein-à-craquer, en direction de la capitale Panama City. En une heure de trajet, les enfants comptent plus de MacDo qu’en neuf mois de voyage… ça va être dur de résister à leurs futurs assauts … Nous avons quelques difficultés pour trouver un hôtel à un prix abordable, les bonnes adresses de Lonely Planet étant toutes pleines (note du mari : bonnes adresses = adresses pas chères = auberges de jeunesses : il n’est pas exclu que, compte tenu de léger décalage entre notre groupe de sauvages, composé de quadras chauves, de femmes pulpeuses (faut bien trouver quelque chose
) et d’une horde d’enfants » vivants » face à la clientèle jeunette et mal réveillée = il était 11 heures – nous ayons été filtrés à l’entrée de l’établissement, comme on dit !)…Et surtout, nous accusons tous un peu le coup après tous les matins précédents où les levers ont été plus que matinaux !
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J-100, à l’heure des choix

Hasta luego America del Sur ! ... Changement de continent, une grande page se tourne dans le voyage ...
Vous lisez bien – et pas seulement parce que j’écris bien : plus que 100 jours avant notre retour. Déjà. Le temps est venu de vous faire un petit point sur nos projets, et de répondre à certaines de vos questions, nombreuses et tellement légitimes, chers compatriotes.
Ainsi, déjà 300 jours et 42 000 kilomètres de bitume et pistes avalés en une dizaine de mois, huit pays rencontrés, et en creux encore environ 15 000 kilomètres à parcourir, sept pays à traverser en une centaine de jours – notre retour est toujours prévu aux alentours de la deuxième quinzaine d’août 2010, la date exacte dépendant des cargos et du port que nous choisirons pour rentrer.
Côté timing, nous avons un mois et demi de retard sur le planning que nous nous étions fixés un peu avant le départ – c’est le prix de l’attente en Bolivie des cours du CNED, et surtout des diverses flânerie que nous nous sommes octroyés en cours de route, en particulier le temps passé en Argentine, en particulier dans le nord-est, et surtout en Patagonie, bref du bon temps et des bons moments ! Donc pas de raison de se lamenter, mais comme dirait l’autre – enfin, lui, pas l’autre – il faut faire des choix. Trois mois après notre départ nous nous doutions que nous ne mettrions certainement pas les pieds au Canada, et nous savons depuis quelques mois que nous ne ferons qu’effleurer les Etats-Unis. Même pas mal : il est facile de louer un camping-car dans ces deux pays, ce n’est donc que partie remise. (Lire la suite…)
Colombia for ever

Un jeune pêcheur s'entraine au coucher du soleil à Taganga, sur une barque qui vient de rentrer au port.
Nous nous sommes quittés le 10 avril 2010, sur la marche titubante qui nous a conduits, Pascal et moi, vers nos vaisseaux familiaux respectifs – une chance que nous n’ayons pas inversé -, où d’un sommeil épais je me remettais des toutes mes émotions récentes : la belle claque de nos premiers pas en Colombie, la beauté saisissante de Popayan la ville blanche et la beauté intimiste de Salento, et évidemment nos premières rencontres avec les habitants.
Et justement, si au terme des quatre semaines que nous avons passées en Colombie, j’ai été vraiment conquis par ce pays, aux paysages sublimes répartis sur un territoire grand comme presque deux fois celui de la France (pour environ 45 millions d’habitants), dont certaines villes sont parmi les plus belles que nous ayons vues pendant notre périple, et surtout dont les habitants égalent le record d’hospitalité et de gentillesse des argentins, je voudrais surtout vous faire part de quelques images qui me reviennent au sujet des colombiens – dont, au passage, une des qualités de taille, pour moi et peut-être pour vous, est de parler, de loin, l’espagnol le plus compréhensible du continent. (Lire la suite…)
Mucho gusto !
Le 2 avril 2010, en pleine semaine sainte, nous passons la frontière colombienne. Le passage s’effectue rapidement et sans soucis avec des douaniers plutôt sympas (note du mari metteur en ligne : sympa = super canon, à tel point que c’est la première fois que je verrai Valérie revenir « voir » si j’avais besoin d’aide pour les formalités … avec tout ce qu’on lit sur la Colombie, au bout de 3 minutes dans ce pays, elle en laisse les enfants tout seuls dans le tampicar !) qui viennent contrôler (ou plutôt visiter, par curiosité) l’intérieur du véhicule. Avec tout ce qui se dit sur ce pays, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, partagés entre les consignes de sécurité alarmistes du ministère des affaires étrangères français et les avis des voyageurs rencontrés au cours de notre périple qui le trouvent plutôt sûr…sans pour autant s’y attarder puisque en général, ils n’y passent qu’une dizaine de jours au total, juste le temps de le traverser du nord au sud ou du sud au nord. Bref, nous y sommes et nous allons pouvoir en juger par nous même ! (Lire la suite…)
Un petit tour en forêt équatoriale …
Ce 30 mars 2010, nous venons de déposer nos parents à l’aéroport de Quito, un gros glups – ben oui, on est un peu tristes, il faut bien l’avouer : on peut avoir un physique d’acier et un coeur gros comme ça – et on remet en route notre Kreos 3002 quadri-turbo à vingt-sept soupapes.
Au programme, nous allons tâter de l’Equateur comme on en pas encore fait, nous les baluchons : la forêt équatorienne ! Pour ce faire nous avons choisi Mindo, les équatoriens rencontrés sur notre route nous ayant à l’unanimité qualifié le lieu de magnifique, et une des lectrices éminentes et assidues de ce blog nous l’ayant fermement recommandé – et de ce fait, tenant à mon intégrité physique pour mon retour en France -, nous filons pour trois heures de routes vers notre dernière étape dans ce pays incroyablement attachant, un des plus accueillants que nous ayons rencontré, petit par ses dimensions, mais aux facettes si nombreuses.
Petite parenthèse, nous repassons pour l’occasion définitivement en hémisphère nord … Creusez les douves, construisez les ponts-levis : nous n’avons pas été aussi près de notre (très) cher pays du clacos (et de plein d’autres choses : l’amour, la tendresse, la charge sociale, …) depuis neuf mois ! (Lire la suite…)
5 + 4 = 9 en Equateur !
L’Equateur est le pays attendu depuis de longues semaines par toute la famille, d’un côté parce que c’est un pays réputé très beau mais aussi et surtout parce que pendant trois semaines, nos quatre parents nous rejoignent pour faire un bout de route avec nous. Evidemment, impossible de loger tout ce petit monde avec nous dans le tampicar donc une organisation différente se met rapidement en place avec la recherche d’hôtels, si possible confortables, au fur et à mesure de notre avancée… (Lire la suite…)
Quatre jours supers aux Iles Galapagos
Le 10 mars 2010, à peine arrivés à Guayaquil en Equateur, nous avons récupéré à l’aéroport nos quatre grand-parents venus nous voir pour trois semaines. Deux jours après, le temps pour eux de récupérer de leur long voyage et du décalage horaire, nous nous sommes envolés pour l’archipel des Galapagos situé à mille kilomètres de la côte équatorienne dans l’océan pacifique.
Nous sommes accueillis par notre guide Nadine et par Katrin qui parlent toutes deux le français et sommes partis pour la première île Floreana en hors bord très rapide. (Lire la suite…)
La remontée du Pérou

Le Pérou, c'est aussi le pays du jeu de mots à deux balles, et je ne resiste pas au plaisir de vous en faire part. Qu'y a t-il dans l'assiette ? Du cuy ... prononcez "couille", en fait un demi-cuy, qui est ni plus ni moins que du cochon d'inde. Miam ?
Peu de nouvelles ces derniers temps, non pas qu’il ne se soit rien passé, bien au contraire : nous avons accueilli les quatre papis et mamies des enfants dans notre boucle, avec lesquels nous avons découvert l’Equateur. Et je profite d’une pause à Quito, la capitale de l’Equateur, deux jours avant leur départ, pour mettre à jour les notes de notre périple. Restez fidèles, nous en avons besoin, et ce n’est pas fini : encore 135 jours, ensuite vous serez libres ! A moins que nous ne vendions notre jolie maison et que nous continuions un an ou deux …
Mais là, j’ai une épouse à convaincre, et c’est pas de la tarte : appel aux bienfaiteurs qui se situeraient dans mon camp, si vous avez des arguments, faites passer ! Pour l’article de ce jour, je manque à mes récentes promesses, c’est pour m’entrainer à ma future carrière d’homme politique : le texte est long, mais j’espère que ça vaut le coup. Pour ceux qui font semblant d’avoir une vraie activité – donc, pas mes collègues voyageurs qui eux, ONT une vraie activité – lisez-le en plusieurs fois, où dites à votre chef que si il continue de vous emmerder toutes les cinq minutes, vous ne bouclerez jamais pour ce soir ce p….n de dossier ultra important attendu pour hier qui changera à jamais et sans aucun bénéfice pour vous le cours de bourse de la Big Brother Company à laquelle vous avez décidé de donner votre vie moyennant un salaire de misère et des conditions de travail dignes du Ministère Français de l’Evaluation de l’Intérêt et l’Efficacité des Dépenses de l’Etat – ça n’existe pas, je sais, justement. Nous avions donc repris la route le 22 février 2010, pour quitter Cuzco et la Vallée sacrée et revenir vers la côte, que nous comptons longer jusque à Lima, la capitale du Pérou, puis continuer notre remontée vers le nord, après un bref détour dans la Cordillera Blanca et atteindre l’Equateur.
Nous mettrons environ deux semaines pour effectuer ce périple, pendant lequel trois séquences nous ont plus particulièrement marquées.
En premier lieu, pour quitter la région de Cuzco et aller vers la côte, nous empruntons la route qui a été dévastée en divers endroits par les inondations, qui nous ont valu d’économiser les quelques centaines d’euros requis pour la visite du Machu Pichu (le site est toujours fermé car la ligne de train qui relie le site n’a pas résisté aux intempéries) mais qui ont surtout durement touché divers endroits de la région. (Lire la suite…)










