Baudchon Baluchon – Valérie & Christian Baudchon Rotating Header Image

New York, New York … ou les trois derniers jours de la grande aventure

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Du camping de Jersey City, situé au bord de l’eau et duquel on peut apercevoir la statue de la Liberté entre les multiples mâts des bateaux du port, nous alternons entre visite de Manhattan et grand rangement du camping-car.
Le premier jour est consacré au ménage et au grand tri de la montagne de bazar accumulée pendant cette année passée à cinq dans nos quatorze petits mètres carrés et inutile de dire que, malgré la faible surface, ce n’est pas une mince affaire… Et une chose est sûre, tout ne rentrera pas dans nos cinq gros sacs prévus pour le retour en avion ! Nous préparons donc un, puis deux, puis trois et enfin quatre gros cartons qui partiront par la poste pour ramener nos souvenirs et surtout une bonne partie de nos livres – dont les guides de voyage – que nous tenons à conserver … on ne sait jamais, écrire un livre est si vite arrivé ! La chaleur assez humide est pénible et rester dans la laverie du camping pour s’occuper du linge que nous laissons à nos acquéreurs n’est pas une partie de plaisir. Jamais je n’aurais imaginé laver un jour mon linge avec la statue de la Liberté en ligne de mire (même si je ne n’ai pas trop eu le temps de la regarder ce jour là !)

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Le deuxième jour est consacré à une grande balade dans Manhattan : montée à l’Empire State Building, impressionnant, même si hélas, ce jour là, la vue est un peu bouchée … mais tant pis, c’est quand même mythique. Evidemment, notre étourdi de Hugo avait oublié son couteau suisse dans mon sac à dos donc obligé de le laisser à la sécurité mais on l’a récupéré à la fin, ouf. A la sortie, nous craquons pour des Converses roses pour Chloé et pour Christian (pas roses, ces dernières … de justesse). Pourvu que nous ne soyons pas pris par une fièvre acheteuse ! Il faut dire que tout est là pour nous tenter, les belles boutiques, les grandes avenues et les immenses grattes ciels comme dans les films… Nous poursuivons par un tour dans Chinatown où nous sommes surpris par un bel orage et des pluies torrentielles. Mais heureusement, nous sommes dans l’antre chinoise et dégotons des parapluies made in China à trois dollars qui nous suffiront bien pour la journée. Puis le quartier de Little Italy et ses maisons aux escaliers extérieurs où une succulente pizza nous permet de reposer les jambes fatiguées des jeunes et des moins jeunes.

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La fin de la journée est consacrée au sud de Manhattan, et à l’émouvant site de Ground zéro d’où l’on peut à peine s’approcher, tout arrêt autour des travaux en cours paraissant suspects aux gardiens du lieu.
Cette partie du sud de Manhattan est vraiment incroyable : la coexistence des architectures des buildings tantôt excessivement modernes tantôt anciennes nous plait : c’est sûr, on reviendra, car pour l’instant, nous avons simplement l’impression de “humer” l’air de New York mais nous y restons trop peu de temps pour en profiter pleinement, et surtout, nous sommes assez stressés par la fin imminente de notre périple.
Le lendemain,17 août, lever aux aurores pour terminer le grand rangement du tampicar, son ménage et le bouclage des bagages. Cela relève du défi, surtout que les enfants sont peu enclins à nous aider, ils trainent dans nos pattes sans trop participer, ce qui a le chic de nous faire enrager. Bref, la pression monte chez les Baudchon-Baluchons, d’autant plus que nous avons rendez-vous dans l’après midi à Long Island pour laisser notre véhicule chez la cousine de nos acheteurs. Après coup, en réfléchissant, on s’est dit que finalement s’ils avaient été aussi ch…ce jour là c’est qu’ils étaient vraiment tristes de quitter celui qui faisait partie de la famille, le sixième membre de notre tribu en quelque sorte : notre tampicar.

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Nous arrivons forcément en retard à notre rendez-vous car nous avons sous- estimé les embouteillages, et le tunnel pour traverser Manhattan est interdit aux véhicules transportant du gaz (Christian tentera quand même le coup, nos bouteilles étant quasiment vides mais ici ce n’est pas l’Amérique du Sud et les policiers US ne se laissent pas embobiner !) : nous voilà donc partis pour visiter les alentours, et en particulier un petit bout du Bronx, pas vraiment prévu au programme …
Note du mari : Eh oui, nous n’avons ni carte détaillée, ni GPS, seulement ma splendide épouse “routes-intextricables-proof”. Elle nous a sorti dans les mêmes conditions, de Rio, Lima, Mexico, quand-même. Alors New_York : même pas peur ! Et les seules indications dont nous disposons sont les explications expéditives du policier qui nous a gentiment aiguillés vers un lointain pont, après qu’il ait répondu à ma subtile tentative “Nos bouteilles de gaz sont vides !” un aussi subtil “Je ne vous crois pas !”, avec un sourire un peu blasé. Et pour le retard, j’avais compris que la cousine habitait juste à coté de New York, sur Long Island. Et Long Island, c’est surtout “long”, très long …

Les heures suivantes passent à toute allure : accueil et repas très sympathique avec la cousine, abandon du tampicar, retour en taxi minivan – tant nous sommes chargés – jusqu’à Manhattan où nous avons réservé un hôtel à deux pas de Central Park et de Time Square, trajet durant lequel nous avons pu entendre les pleurs discrets mais persistants de Léna (on avait tous le coeur gros comme elle) et admirer de nuit la magnifique skyline illuminée, presque surréaliste, le tout dans une ambiance silencieuse plutôt inhabituelle (où sont passées nos deux pipelettes de filles ?)…

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Nous passons la journée du lendemain à crapahuter : Time square et ses écrans géants, la statue de la Liberté et l’émouvant musée de Ellis Island et enfin Wall Street et son fameux taureau. La journée se serait bien terminée si Christian ne s’était pas aperçu qu’il avait malencontreusement formaté une carte mémoire de son appareil photo alors qu’elle était pleine. Gros moment de déprime pour lui car toute la dernière semaine de photos est perdue, et avec notre traversée express des Etats-unis … La seule erreur de manipulation en un an mais elle est malvenue !

new-york-baudchon-baluchon-19-août-2010-6753Le 19 août, nous retrouvons nos compères Ory et Wienhold (le Baluchon fan club de notre dernier post) qui eux aussi visitent New York après l’ouest américain, et un solide petit déjeuner avalé, partons visiter tous ensemble le MOMA, le célèbre musée d’art moderne. La ribambelle d’enfants se répartit selon les affinités et nous passons un bon moment à déambuler dans les multiples salles. C’est là que nous nous quittons, devant l’escalator du musée, car notre avion nous attend à Newark.
A partir de là, c’est un peu flou dans ma tête alors rapidement : aéroport-stress au passage du contrôle car Hugo ne sait plus s’il a mis son couteau en soute-avion-pas de dodo-arrêt de 4 heures à Stockholm (1,5 euro la banane en salle de transfert !)-Roissy-trop de bagages à porter, la galère-TGV-Bordeaux-accueil de la famille-fin du voyage.
Ce coup-ci c’est vraiment la fin ! Mais tout n’est pas fini pour autant, et nous reviendrons bientôt ici vous parler de la suite, car nous sommes en plein dans la concrétisation des projets …


11 Comments

  1. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr.

    Nicolas Bouvier

    1. Christian Jules says:

      Magnifique ! Je l’avais loupée celle-là …

  2. vedrenne says:

    émouvant cette fin d’une année de voyage.
    NY, NY,… voilà,encore un coin bien mythique sur notre belle et grande terre…. notre fille, Océane, a découvert en même temps que vous cette ville et elle a aussi ADORE!
    Comment faire tenir une année de voyage dans des bagages??? l’essentiel est qu’ils tiennent dans vos mémoires et dans vos cœurs.

    Merci pour ce rêve d’une année

  3. Nic2Mure says:

    Ben moi je suis imptatient de lire la suite, vraiment !

  4. Valère says:

    Sniff, à vous lire on est triste avec vous! Encore bravo et merci pour ce récit.

  5. Mele says:

    Tu as formaté une carte non sauvegardée ? Tu as essayé de mentir à un flic new-yorkais ? Tu n’avais pas relevé cette phrase de bouvier ? Tu t’es acheté des converse ? Tu as investi dans un parapluie chinois ?
    Il était temps que tu rentres écouter madelin sur bfm 😉

    Bonne année les baluchons ! Et vivement le prochain périple !!
    Bises

  6. l’aventure continue bien dans votre tampicar…… à bientot de Los Angeles et bientot le Méxique!

  7. Bernard says:

    Je viens, en deux trois jours, de lire votre site de a à z et une question me vient de suite à l’esprit. Mais qu’êtes vous devenus?

    1. ChristianJules says:

      Et bien, outre la reprise du business as usual (enseignante pour Valérie, web pour votre serviteur), nous sommes devenus ceci : http://www.lacompagniedescartes.fr !
      Nous espérons bien publier un jour un post un peu plus long sur le retour, un sujet en soi …

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