Baudchon Baluchon – Valérie & Christian Baudchon Rotating Header Image

Un bien bref survol

Les deux volcans de l'Isla Ometepe (dont l'un est encore actif), au Nicaragua. J'étais à deux doigts d'y aller à la nage quand on m'a appris que dans ces eaux vivent encore les derniers requins d'eau douce de la planète ... Quel dommage.

Du 22 mai 2010 au 5 juin 2010, nous aurons traversé successivement le Nicaragua, le Honduras et le Guatemala, 3 pays que nous n’aurons guère pris le temps de vraiment visiter. Nous avons en ligne de mire le Mexique et un tout petit morceau des Etats-Unis, et, fromage ou dessert, notre chemin de croix continue et la dure nécessité de faire des choix avec : paysages paradisiaques avec de passionnantes rencontres ou passionnantes rencontres avec des paysages paradisiaques ?
Certes nous ne comptons pas passer à côté de ce qu’il ne faut vraiment pas louper dans ces coins là, mais les statistiques et la rumeur enfle au sujet de l’insécurité – le Honduras, le Salvador (qu’il n’est pas obligatoire de traverser sur notre route) et la Guatemala figurant dans le top 5 de l’insécurité en Amérique Latine. Nous laisserons donc tomber sur cette portion les bivouacs complètements sauvages … et ce d’autant plus que nous voyageons seuls, nos amis les Renault étant bloqués au Costa Rica, et vivent une véritable galère due semble t-il à l’électronique de leur véhicule (à l’heure où j’écris cet article, ils sont toujours en attente d’une solution là où nous les avons quittés, à Santa Elena au Costa Rica).

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Costa Rica

Joli tout plein mais méchant tout plein aussi, le serpent jaune. Au Parque Cahuita, il faut avoir une fonction spéciale : un oeil qui regarde par terre et un qui cherche les paresseux dans les arbres.

Nous avons visité le parque Cahuita en bordure de la mer des Caraîbes avec nos amis les Renault et la marche fut dure faute d’un réveil à 5 HEURES DU MATIN. Les singes hurleurs furent les premier à se montrer dans une chaleur étouffante. Puis nous avons vu un serpent gris apparemment venimeux. Les bernard l’ermite pullulaient sur le chemin, ce qui occupait beaucoup Chloé. Ensuite nous avons vu un serpent jaune qui est extrêmement venimeux. Nous avons mangé sur une belle plage où nous avons fait du snorkeling et un singe Capucin est venu nous piquer les poubelles, et les a vidées sur la plage en léchant les peaux de bananes et les sachets de gâteaux O’Reo vides ce qui nous a fait bien rigoler. Au retour des paresseux se sont montrés en dormant, ils portent vraiment bien leur nom !
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Panama

Canal de Panama : tout cette flotte et même pas un plongeoir.

Dimanche 25 Avril, après près de un mois en Colombie, nous quittons Cartagena et nous envolons pour Panama à bord d’un petit avion d’une trentaine de places. Et voilà, l’Amérique du sud, c’est fini pour nous après un peu plus de neuf mois de découvertes et de rencontres inoubliables. Mais nous sommes certains que l’Amérique centrale nous prépare aussi de bonnes surprises…
Déjà, dès notre arrivée, nous voilà embarqués tous les dix (nous voyageons toujours avec la famille Renault) dans un bus aux couleurs vives, hyper bruyant et archi-plein-à-craquer, en direction de la capitale Panama City. En une heure de trajet, les enfants comptent plus de MacDo qu’en neuf mois de voyage… ça va être dur de résister à leurs futurs assauts … Nous avons quelques difficultés pour trouver un hôtel à un prix abordable, les bonnes adresses de Lonely Planet étant toutes pleines (note du mari : bonnes adresses = adresses pas chères = auberges de jeunesses : il n’est pas exclu que, compte tenu de léger décalage entre notre groupe de sauvages, composé de quadras chauves, de femmes pulpeuses (faut bien trouver quelque chose 🙂 ) et d’une horde d’enfants ” vivants ” face à la clientèle jeunette et mal réveillée = il était 11 heures – nous ayons été filtrés à l’entrée de l’établissement, comme on dit !)…Et surtout, nous accusons tous un peu le coup après tous les matins précédents où les levers ont été plus que matinaux !
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J-100, à l’heure des choix

Hasta luego America del Sur ! ... Changement de continent, une grande page se tourne dans le voyage ...

Vous lisez bien – et pas seulement parce que j’écris bien : plus que 100 jours avant notre retour. Déjà. Le temps est venu de vous faire un petit point sur nos projets, et de répondre à certaines de vos questions, nombreuses et tellement légitimes, chers compatriotes.
Ainsi, déjà 300 jours et 42 000 kilomètres de bitume et pistes avalés en une dizaine de mois, huit pays rencontrés, et en creux encore environ 15 000 kilomètres à parcourir, sept pays à traverser en une centaine de jours – notre retour est toujours prévu aux alentours de la deuxième quinzaine d’août 2010, la date exacte dépendant des cargos et du port que nous choisirons pour rentrer.
Côté timing, nous avons un mois et demi de retard sur le planning que nous nous étions fixés un peu avant le départ – c’est le prix de l’attente en Bolivie des cours du CNED, et surtout des diverses flânerie que nous nous sommes octroyés en cours de route, en particulier le temps passé en Argentine, en particulier dans le nord-est, et surtout en Patagonie, bref du bon temps et des bons moments ! Donc pas de raison de se lamenter, mais comme dirait l’autre – enfin, lui, pas l’autre – il faut faire des choix. Trois mois après notre départ nous nous doutions que nous ne mettrions certainement pas les pieds au Canada, et nous savons depuis quelques mois que nous ne ferons qu’effleurer les Etats-Unis. Même pas mal : il est facile de louer un camping-car dans ces deux pays, ce n’est donc que partie remise. (more…)


Colombia for ever

Un jeune pêcheur s'entraine au coucher du soleil à Taganga, sur une barque qui vient de rentrer au port.

Nous nous sommes quittés le 10 avril 2010, sur la marche titubante qui nous a conduits, Pascal et moi, vers nos vaisseaux familiaux respectifs – une chance que nous n’ayons pas inversé -, où d’un sommeil épais je me remettais des toutes mes émotions récentes : la belle claque de nos premiers pas en Colombie, la beauté saisissante de Popayan la ville blanche et la beauté intimiste de Salento, et évidemment nos premières rencontres avec les habitants.
Et justement, si au terme des quatre semaines que nous avons passées en Colombie, j’ai été vraiment conquis par ce pays, aux paysages sublimes répartis sur un territoire grand comme presque deux fois celui de la France (pour environ 45 millions d’habitants), dont certaines villes sont parmi les plus belles que nous ayons vues pendant notre périple, et surtout dont les habitants égalent le record d’hospitalité et de gentillesse des argentins, je voudrais surtout vous faire part de quelques images qui me reviennent au sujet des colombiens – dont, au passage, une des qualités de taille, pour moi et peut-être pour vous, est de parler, de loin, l’espagnol le plus compréhensible du continent. (more…)


Mucho gusto !

Salento, un petit joyau au coeur de la zone caféière de Colombie

Le 2 avril 2010, en pleine semaine sainte, nous passons la frontière colombienne. Le passage s’effectue rapidement et sans soucis avec des douaniers plutôt sympas (note du mari metteur en ligne : sympa = super canon, à tel point que c’est la première fois que je verrai Valérie revenir “voir” si j’avais besoin d’aide pour les formalités … avec tout ce qu’on lit sur la Colombie, au bout de 3 minutes dans ce pays, elle en laisse les enfants tout seuls dans le tampicar !) qui viennent contrôler (ou plutôt visiter, par curiosité) l’intérieur du véhicule. Avec tout ce qui se dit sur ce pays, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, partagés entre les consignes de sécurité alarmistes du ministère des affaires étrangères français et les avis des voyageurs rencontrés au cours de notre périple qui le trouvent plutôt sûr…sans pour autant s’y attarder puisque en général, ils n’y passent qu’une dizaine de jours au total, juste le temps de le traverser du nord au sud ou du sud au nord. Bref, nous y sommes et nous allons pouvoir en juger par nous même ! (more…)


Un petit tour en forêt équatoriale …

Pas doué le Christian Jules : 700 clichés et une quarantaine de gardés sur le disque dur ...

Ce 30 mars 2010, nous venons de déposer nos parents à l’aéroport de Quito, un gros glups – ben oui, on est un peu tristes, il faut bien l’avouer : on peut avoir un physique d’acier et un coeur gros comme ça – et on remet en route notre Kreos 3002 quadri-turbo à vingt-sept soupapes.

Au programme, nous allons tâter de l’Equateur comme on en pas encore fait, nous les baluchons : la forêt équatorienne ! Pour ce faire nous avons choisi Mindo, les équatoriens rencontrés sur notre route nous ayant à l’unanimité qualifié le lieu de magnifique, et une des lectrices éminentes et assidues de ce blog nous l’ayant fermement recommandé – et de ce fait, tenant à mon intégrité physique pour mon retour en France -, nous filons pour trois heures de routes vers notre dernière étape dans ce pays incroyablement attachant, un des plus accueillants que nous ayons rencontré, petit par ses dimensions, mais aux facettes si nombreuses.

Petite parenthèse, nous repassons pour l’occasion définitivement en hémisphère nord … Creusez les douves, construisez les ponts-levis : nous n’avons pas été aussi près de notre (très) cher pays du clacos (et de plein d’autres choses : l’amour, la tendresse, la charge sociale, …) depuis neuf mois ! (more…)


5 + 4 = 9 en Equateur !

La spectaculaire Laguna de Quilotoa : un trou, un peu d'eau et le tour est joué ...

L’Equateur est le pays attendu depuis de longues semaines par toute la famille, d’un côté parce que c’est un pays réputé très beau mais aussi et surtout parce que pendant trois semaines, nos quatre parents nous rejoignent pour faire un bout de route avec nous. Evidemment, impossible de loger tout ce petit monde avec nous dans le tampicar donc une organisation différente se met rapidement en place avec la recherche d’hôtels, si possible confortables, au fur et à mesure de notre avancée… (more…)


Quatre jours supers aux Iles Galapagos

Pas besoin de chercher bien loin, la nature est omniprésente !

Le 10 mars 2010, à peine arrivés à Guayaquil en Equateur, nous avons récupéré à l’aéroport nos quatre grand-parents  venus nous voir pour trois semaines. Deux jours après, le temps pour eux de récupérer de leur long voyage et du décalage horaire, nous nous sommes envolés pour l’archipel des Galapagos situé à mille kilomètres de la côte équatorienne dans l’océan pacifique.
Nous sommes accueillis par notre guide Nadine et par Katrin  qui parlent toutes deux le français et sommes partis  pour la première île Floreana en hors bord très rapide. (more…)


La remontée du Pérou

Le Pérou, c'est aussi le pays du jeu de mots à deux balles, et je ne resiste pas au plaisir de vous en faire part. Qu'y a t-il dans l'assiette ? Du cuy ... prononcez "couille", en fait un demi-cuy, qui est ni plus ni moins que du cochon d'inde. Miam ?

Peu de nouvelles ces derniers temps, non pas qu’il ne se soit rien passé, bien au contraire : nous avons accueilli les quatre papis et mamies des enfants dans notre boucle, avec lesquels nous avons découvert l’Equateur. Et je profite d’une pause à Quito, la capitale de l’Equateur, deux jours avant leur départ, pour mettre à jour les notes de notre périple. Restez fidèles, nous en avons besoin, et ce n’est pas fini : encore 135 jours, ensuite vous serez libres ! A moins que nous ne vendions notre jolie maison et que nous continuions un an ou deux … 🙂 Mais là, j’ai une épouse à convaincre, et c’est pas de la tarte : appel aux bienfaiteurs qui se situeraient dans mon camp, si vous avez des arguments, faites passer ! Pour l’article de ce jour, je manque à mes récentes promesses, c’est pour m’entrainer à ma future carrière d’homme politique : le texte est long, mais j’espère que ça vaut le coup. Pour ceux qui font semblant d’avoir une vraie activité – donc, pas mes collègues voyageurs qui eux, ONT une vraie activité – lisez-le en plusieurs fois, où dites à votre chef que si il continue de vous emmerder toutes les cinq minutes, vous ne bouclerez jamais pour ce soir ce p….n de dossier ultra important attendu pour hier qui changera à jamais et sans aucun bénéfice pour vous le cours de bourse de la Big Brother Company à laquelle vous avez décidé de donner votre vie moyennant un salaire de misère et des conditions de travail dignes du Ministère Français de l’Evaluation de l’Intérêt et l’Efficacité des Dépenses de l’Etat – ça n’existe pas, je sais, justement. Nous avions donc repris la route le 22 février 2010, pour quitter Cuzco et la Vallée sacrée et revenir vers la côte, que nous comptons longer jusque à Lima, la capitale du Pérou, puis continuer notre remontée vers le nord, après un bref détour dans la Cordillera Blanca et atteindre l’Equateur.

Nous mettrons environ deux semaines pour effectuer ce périple, pendant lequel trois séquences nous ont plus particulièrement marquées.

En premier lieu, pour quitter la région de Cuzco et aller vers la côte, nous empruntons la route qui a été dévastée en divers endroits par les inondations, qui nous ont valu d’économiser les quelques centaines d’euros requis pour la visite du Machu Pichu (le site est toujours fermé car la ligne de train qui relie le site n’a pas résisté aux intempéries) mais qui ont surtout durement touché divers endroits de la région. (more…)