Baudchon Baluchon – Valérie & Christian Baudchon Rotating Header Image

Voyage au dessus de quatre mille 1 – On a marché sur la Lune !

Et ça rend un peu dingue … la preuve ci-dessus. Je crois que, pour tous les voyageurs qui ont parcouru le monde, le Salar d’Uyuni constitue une sorte de point fixe, un pivot : nous n’échapperons pas à la règle.
D’abord, le Salar ce n’est pas que le Salar  – le niveau monte, vous dites vous ? Courage, et accrochez-vous. Cette gigantesque et spectaculaire étendue se mérite un peu quand même  – pas autant que la suite de notre périple, mais tout de même. Pour l’équipée baluchonesque, qui navigue avec un joli tampicar fabriqué pour les belles routes bitumées d’Europe, le chemin de nos destinations est souvent un savant mélange de martyr mécanique et de plaisir visuel. Car pour aller à Uyuni, nous devons partir de Potosi, qui est une ancienne ville minière (les montagnes alentour sont trouées de mines d’argent), et est, à plus de 4000 mètres d’altitude, la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde – plus haute même que l’himalayenne Lhassa ou que la bolivienne La Paz.
Le 8 octobre 2009 au matin, après quelques atermoiements dans une sorte de terrain vague mollement indiqué par un préposé au péage, nous apercevons un bus à l’allure suffisamment touristique pour que nous disions qu’il va au même endroit que nous, grâce auquel nous mettons les roues sur un bitume tellement beau que nous nous demandons si nous sommes encore sur cette planète. Une barrière de contrôle fort opportunément disposée quelques kilomètres plus loin nous confirme que la route est la bonne. Les routes boliviennes sont criblées de péages et de contrôles de police militaires, et bien qu’un peu blasé, je plains quand même les préposés de ce coin-ci. Dans le même cube obscur de tôle sont disposés trois bureaux – un par fonction : péage, contrôle militaire, le troisième servant certainement de médiation aux deux premiers – et, deux mètres plus loin, dans l’obscurité, à peine masqués par quelques posters de routier, trois lits de camp. Les trois lascars sont assez sympas, je crache gentiment ma dîme à la Bolivie éternelle et, sans encore savoir que pour une fois, j’ai vraiment donné de l’argent pour que des travaux puissent être entrepris, j’engage mon puissant V12 🙂 sur les deux cents kilomètres qui me séparent d’Uyuni.
Comme il se doit, au bout de quelques dizaines de kilomètres, le beau bitume s’éteint et laisse place à une piste sinueuse, cahoteuse et poussiéreuse – mais c’est la norme de ce côté-ci de l’Amérique ! Cette fois-ci, le plus difficile est pourtant ailleurs : quasiment tout le trajet est aux prises avec d’énormes engins de chantier, qui terrassent la route en vue de l’asphaltage complet – heureux les voyageurs qui feront le même trajet, dans un ou deux ans ! Pour l’heure, nous progressons du coup encore plus lentement qu’à l’accoutumée, ne pouvant souvent progresser que sur une file, dans des conditions de croisement parfois un peu scabreuses, quand l’accès n’est pas tout simplement bloqué – jusque à un heure d’attente ! –  par la manoeuvre des engins de chantier : nous bivouaquons à mi-chemin, sur un passage élargi de la piste. Mais entre temps, quel spectacle ! Au gré des montées et descentes entre trois mille et quatre mille mètres d’altitude, la beauté dépouillée de l’altiplano a laissé la place à un relief plus escarpé, entrecoupé de canyons et de larges espaces vallonnés et presque sableux.
Nous changeons bel et bien à nouveau de monde.
Les lamas, un peu trop farouches à notre goût, qui accompagnent certaines de nos poses photographiques croisent parfois d’autres animaux, qui nous séduisent immédiatement sans que nous parvenions au premier contact à mettre un nom dessus : les vigognes (las vicunas). Quelque part entre les biches, les dromadaires et les lamas – vous vous dites que l’altitude fait effet, et moi je vous dit que vous verrez bien les photos plus tard … ces animaux sont extraordinairement adaptés à la haute altitude – c’est quelque chose que de les voire paître en petits troupeaux … sur de la pierre ! Ca y-est, j’ai perdu la moitié des lecteurs, vous me croyez fou … – et, au fil de notre progression dans notre chemin, leurs visions ponctueront notre progression. Paysages et faune : tout y est ! En guise de résumé, ses grands yeux bleus écarquillés, Chloé lâche : ” Ouaaa ! Mais il est très bien construit le paysage ! “

C’est une petite tâche qui émerge difficilement d’un col, blanche au point que nous savons bien que nous ne nous trompons pas. Le salar est au plus à une heure de route, et les enfants ont arrêté leurs occupations de voyage : même la Nintendo est temporairement reléguée à la catégorie ” impôts & taxes ” – ou la catégorie ” objets inutiles “, tout dépend de votre religion. Le temps de fixer l’instant, nous reprenons la route et continuons la descente vers la vallée et vers Uyuni, plate au point que nous peinons à la distinguer – mais que nous rallions quand même, ravis d’y être enfin au bout de deux jours de piste, et un peu préoccupés quand même car nous ne savons pas encore comment nous en partirons ! Le temps d’avaler une pizza made in touristoland – aux deux sens du terme : pas bonne (la preuve : mon pré-ado de fiston adoré l’a trouvée excellente) et à l’hygiène très poétique (je vous laisse imaginer la preuve), nous continuons à préparer la suite.
Pour l’après-midi, nous débattons sans fin autour de la traversée du Sud-Lipez. Avec notre camping-car ou en circuit organisé en 4×4 ? Depuis Uyuni ou depuis Tupiza ? Quelle route en suivant pour sortir de Bolivie ? Comme je vous l’ai déjà dit, nous n’avons qu’un seul exemple d’équipage en camping-car, les Tsagalos, en 2004 qui ont traversé de bout en bout cette région (il y en a peut-être d’autres, mais nous ne les connaissons pas). Plus nombreux sont ceux qui ont effectué, avec ce type de véhicule, des boucles d’un côté ou de l’autre de la région, évitant son centre que tous ce que nous avons rencontré pour l’instant nous ont formellement déconseillé (même un couple d’allemands, qui, équipés d’un gros camion 4×4 avaient laissé leur véhicule à Tupiza pour un tour en circuit organisé). Au niveau cartographie, comme toujours en Bolivie, nous ne disposons pas de grand chose de précis et de fiable (deux cartes peuvent lourdement se contredire). Nous n’avons qu’une paire de cartes touristiques au tracé tellement vague qu’il pourrait nous conduire tout aussi bien à San Pedro de Atacama (Chili) qu’au pôle nord (autre pays, plus loin, plus froid – quoique), et nous ne sommes pas parvenus à glaner les points GPS du tracé. Et d’un autre côté, nous n’avons pas du tout l’esprit circuit organisé – et nous ne pouvons pas nous payer le circuit top niveau, avec hôtesse et bain chauffant intégrés à chaque étape (note après relecture : mais non ma chérie, je blague, c’est pour les lecteurs, c’est toi mon petit bain chauffant, euh non, mon hôtesse, enfin les deux à la fois quoi). Et nous voudrions profiter à fond de cette zone qui, si, elle est désormais assez courue touristiquement parlant, semble être vraiment impressionnante et sauvage.
Alors ?
Alors, en tentant notre chance, celle-ci nous donne une petite indication de la direction à suivre. Valérie, négociatrice de choc désormais labellisée Troupe Anti-Corruption depuis notre épisode santacruzoïde, est partie aux bureaux administratifs du parc Eduardo Avaroa (le parc naturel qui couvre le sud du Sud-Lipez) chercher une hypothétique carte et d’hypothétiques avis, et elle revient avec une proposition qui emballe définitivement le sujet : un ranger du parc doit partir dans un jour effectuer une relève, à deux jours de piste de là, au poste de garde de la Laguna Colorada, et il troquerait avantageusement les divers moyens de transport pour lui initialement prévus, et faire le voyage en camping-car, en nous guidant. Il nous fournirait ensuite les indications pour la seconde moitié du voyage, plus facile semblerait-il. Nous négocions un jour de délai supplémentaire, histoire quand même de nous laisser passer une journée et une nuit sur le salar … affaire conclue ! Rendez-vous est donc pris à sept heures trente du matin, devant les bureaux du parc, le surlendemain.
Ce 10 octobre 2009 au matin, c’est donc l’esprit un peu plus léger que nous mettons en route le moteur : destination le salar d’Uyuni. Une vingtaine de kilomètres de pistes nous rapprochent de Colchani, le village qui fait office de point d’entrée sur le salar (où y sont situés des points d’extraction du sel), où nous passons quand même un contrôle dans une guérite-tôle-ondulée (le bureau est trois fois plus petit, et pour cause : il n’y a qu’un seul militaire – l’état bolivien est mathématiquement irréprochable – logé dans la configuration précédemment décrite bureau – poster/rideau – lit de camp).
Suit un chemin de terre qui, en quelques dizaines de mètres blanchit. Nous effectuons quelques virages hasardeux entre de curieux nids de poules et des tas de sel destinés à l’exploitation, avisons les traces de gomme noire laissées sur la surface par les innombrables véhicules qui sillonnent le lieu, et rapidement, la magie opère : nous glissons littéralement sur une immense plaque blanche, qui semble s’étirer devant nos yeux à l’infini. Nous faisons rapidement un premier arrêt, où toute la famille court, joue et glousse un peu bêtement – c’est bien la première fois, et ne me parlez pas du rôle du père dans une famille : voilà le premier effet du salar d’Uyuni !
Nous reprenons ensuite un peu notre chemin pour nous arrêter brièvement à un hôtel de sel abandonné, planté à quelques kilomètres de la rive. Nous regardons avec un peu de curiosité les murs, les chaises, tables, même la piscine : tout est fait en sel ! Mais cette curiosité n’est pas grand chose, et nous sentons bien qu’ici, l’essentiel est ailleurs. Nous reprenons la ” route “, et cette fois-ci nous sortons doucement des traces, et roulons rapidement sur une surface vierge de tout empreinte. Nous ouvrons les fenêtres et, alors que toutes les vibrations du tampicar se sont tues, nous parviennent le seul bruit des pneus qui crissent et font craquer les marbrures de sel.
Pendant que j’accélère doucement (doucement, c’est juste histoire de ne pas me faire gronder par la splendide créature assise à ma droite), je regarde dans les rétroviseurs : plus rien ! Cette fois-ci, nous sommes pour de bon sur le salar d’Uyuni. Nous avons autour de nous quelque chose comme deux fois la surface d’un département français de blancheur salée, et sous nos pieds quarante mètres de la même matière – pas partout quand même : il faudra faire attention à où nous mettrons les roues !
Pour l’heure, nous roulons à vive allure sur notre salar, vers l’Isla Inca, où nous allons bivouaquer à midi. Lorsque nous atteignons notre but, nous sommes bel et bien seuls : nous jetons l’ancre dans une grande crique, et mettons en route un repas préparé de longue date … En images (Seb, si tu peux nous poster en commentaire le nom exact, le millésime, etc… l’étiquette n’était vraiment pas Sud-America-Proof : l’humidité, la chaleur, la poussière ont eu raison des inscriptions qui y figuraient ! Tout ce que nous savons – c’est l’essentiel, hips – c’est que c’était très bon !) :



Ainsi blindé aux amphétamines bourgognoïdes, nous décidons de monter en haut de l’Isla Inca,  une île qui a le mérite d’offrir un panorama splendide sur le salar, et qui offre la curiosité d’être recouverte de très grands cactus. Pendant que nous nous préparons, nous avons assisté à un curieux spectacle : vers treize heures sont apparus de nulle part des nuées de 4×4, qui obliquent au bord de l’île et disparaisse de l’autre côté. Nous comprenons en montant : de l’autre côté, il y a une sorte de snack restaurant, à côté duquel une vingtaine de 4×4 sont tous sagement alignés Tous à la même heure, tous au même endroit ! En discutant avec quelques français (d’autres ont déjà fait notre connaissance en venant à nous, après nous avoir repérés du haut de l’île !) nous regardons d’en haut notre tampicar, plus bas : il semble posé comme un jouet sur la croûte de sel.
Nous reprenons ensuite le bitume – ben non : le sel – direction l’Île-de-chai-plus-koa, mais il parait qu’elle est jonchée de coquilles d’oeuf et de cristallisations de sel … Sur la route, une fois à nouveau seuls, nous nous arrêtons quelques minutes pour faire une petite série de photos ” obligées ” ici : la luminosité exceptionnelle du site autorise des prises de vue à vitesse de vue rapide tout en utilisant une profondeur de champ très élevée, la géométrie répétitive du sol complétant l’ensemble, permet de créer des illusions d’optique amusantes. Je ne m’y essaie pas très longtemps, nous voulons avancer vers notre île et avoir ensuite le temps de revenir plus au centre du salar, et d’autres ont fait beaucoup mieux et plus drôle – ah, les Mériguet et leur pot du Nutella !
En reprenant le chemin, nous décidons de tourner cette petite séquence, sur une des innombrables façons d’utiliser la liberté offerte par une surface plane presque infinie …



Vous noterez que je n’ai pas poussé la séquence jusque à confier le volant à ma femme : la responsabilité de père de famille qui m’incombe impose de respecter certaines limites.
Un peu plus tard, nous décidons de faire demi-tour : les marbrures disparaissent petit à petit (signe que le sol est moins profond) et nos deux cartes indiquent l’île avec un écart de plusieurs dizaines de kilomètres, l’une la situant en zone marécageuse, l’autre en plein sur la croûte de sel … les cristallisations de sel seront pour une autre fois, et nous partons tranquillement en quête d’un endroit où nous poser pour la nuit.
Et lorsque nous roulons, plus rien ne compte car ne roulons même plus : nous flottons ! Ce mélange de sensation visuelle, d’oubli de l’espace, et de voyage intérieur est quasiment hallucinant. Pas sûr que, si nous étions restés quelques jours de plus, j’en sois sorti un jour… Je plaisante : il aurait bien fallu finir par aller chercher du maté et du Nutella.
Ceci mis à part, pour la nuit, notre programme est le suivant : dormir seuls, quelque part où verrons le moins possible l’horizon – nous ne blottirons pas notre tampicar dans une jolie petite crique à l’abri du vent, bien au contraire ! Exercice amusant, et lorsque nous avons trouvé the place, et que le moteur s’arrête, la magie continue. Pendant que le soleil se couche, que la température chute et que le vent ne cesse de se renforcer en secouant violemment notre véhicule immobile sur ses petites suspensions, nous refaisons quelques photos – rapides : les dix degrés très venteux m’incitent à aller vite et ma photographe, elle, est restée à l’intérieur du camping-car – nous avons depuis un moment enfoncé la barre des plus vingt degrés celsius qui indiquent pour elle le passage d’une température décente à une température polaire. Puis, une fois rhabillé, je ressors et m’acharne tout seul sur mon boitier reflex, en essayant de figer l’infinité de nuances qui ne cesse de varier lorsque le soleil disparaît : je gêle, mais je rêve !
Une fois la pénombre tombée, le vent cesse de souffler aussi brusquement qu’il est apparu. Toute la famille s’endort au clair de lune, faisant rayonner le blanc du salar d’une lumière presque surnaturelle, dans un silence infini de cathédrale.
Le lendemain matin, réveil à cinq heures : nous devons être à sept heures trente à notre rendez-vous à Uyuni, pour entamer notre descente du Sud Lipez. Même Hugo se réveille tout seul !  Nous sortons un peu dehors, pour profiter des zéro degrés et de l’incroyable beauté des couleurs, qui se réveillent tout doucement – le soleil n’est pas levé, mais l’horizon très lointain distille quelques infimes variations qui suffisent à répandre sur la croute de sel un blanc bleuté encore plus beau que la veille. La lune brille encore, et gentiment posé juste dessous, notre tampicar semble bien nous attendre. Nous mettons en route le moteur, qui tourne comme une horloge et nous emmène vers la sortie du salar et la suite de nos aventures.

Pour conclure, Valérie prend cette petite séquence au passage – il paraît que j’ai l’air complètement azimuthé … je ne suis pas du matin, c’est tout ! Grr.



Partie deux à venir, au programme : planète Mars !

Article écrit au Chili, à la très touristique San Pedro de Atacama, puis en Argentine, à Tilcara, au coeur de la Quebrada de Humahuaca (30° dehors, 30° dedans, 2500 mètres d’altitude – ouf, de l’oxygène ! – et du wifi à gogo).
Réponse à plusieurs de nos lecteurs (un tout petit peu de technique) : non, je ne truque pas mes photos ! Mais côté matériel, j’ai un excellent appareil photo (capteur plein format), une excellente optique grand angle, comme tous les photographes dignes de ce nom qui se baladent à cette altitude je monte presque toujours un excellent filtre polarisant (circulaire, et pas linéaire, et je sais, ça vous fait une belle jambe !), je mets un coup de DxoOptics, un logiciel qui derawtise (passage d’un fichier raw “brut” à un fichier type tiff puis jpeg) me corrige les aberrations diverses de ma super optique, bref trois fois rien, et parfois j’ajoute un petit coup de recadrage … pour les vraies retouches et le travail de post-production, ça attendra mon retour de l’autre côté de l’Atlantique ! Et pour le reste, disons que effectivement, devant les innombrables essais de prises de vue, notre temps de voyage prend un peu de plomb dans l’aile … mais pour l’instant, j’adore !  Ma philosophie : j’essaie de rendre dans les clichés ce que nous ressentons. J’espère bien que, parfois, j’y parvienne… Pour les couleurs,  ce sont donc les couleurs “d’orig
ine” (même si, en photographie, ça ne veut pas dire grand chose) : demandez à ceux qui sont déjà allés !

Route Potosi – Uyuni :

Le salar d’Uyuni :

 


25 Comments

  1. 😀 Aaaah je savais bien que notre attente serait largement récompensée ! Les photos sont….géantes quoi !

    Bonne continuation de voyage.

  2. johnpilaf says:

    Bonjour Christian,
    C’est sans doute l’esprit obscurci que tu as noirci tant de lignes pour ce paysage uniformément blanc.
    J’aurais peut-être écrit ceci plutôt :

    Voilà, c’est fini.

    Avantage : c’est sobre, rapide à lire, clair, à la hauteur de ma capacité d’analyse et facile à retenir. Evidemment, il faut de l’imagination pour en tirer parti.
    Tu es trop sophistiqué, mais ça en jette.

    Allez, la biz

    El Redactor

  3. johnpilaf says:

    Bon allez je me lance :

    Je m’adresse à tous ceux qui contribuent à ce blog.

    Quand allez-vous faire un effort d’imagination pour que ceux qui vous lisent, dont votre serviteur, aient du plaisir à le faire ?

    Jusqu’ici, l’admiration béate envers nos aventuriers le dispute à la flatterie transie, le billet plat succède au commentaire banal, on s’ennuie !!

    Allez-y, poussez le bouchon, provoquez, ne restez pas à aligner des mots pour faire des phrases ( je cite Dominique Strauss-Kahn dans un face à face avec JF Copé).

    Vous écrivez, les autres lisent, pensez à eux, merci.

    Par exemple :
    – Savez-vous qu’ils (les Baudchon) sont en train de détruire sous nos yeux un camping-car qui fonctionnait parfaitement ?
    – Savez-vous que le bilan carbone de leur expédition est lamentable ?
    – Que pensez-vous du fait qu’on continue à bosser pour payer des impôts et réduire la dette alors qu’ils engraissent les banquiers en remboursant leur prêt ?
    – Savez-vous que Bolloré veut faire des trous dans leur salière géante pour en tirer le lithium pour nos batteries de véhicule électrique ?
    – Trouvez-vous normal de faire conduirte un 38 tonnes à des enfants mineurs visiblement terrorisés ?
    – Comment peut-on au 20ème siècle faire de la pub pour de l’alcool sans mentionner que “l’abus d’alcool est dangereux pour la santé”

    Vous avez un cerveau, servez-vous en !

    A+

  4. Amélie says:

    Merci Johnpilaf pour cette réflexion.
    Même si pense aussi que beaucoup de nos commentaires sont trop gnangnan je ne peux m’empêcher de dire “wouah” quand je vois ces photos et vidéos. C’est un fait c’est magnifique, et c’est un fait je vous envie.

    J’ai une question très bête? Vous avez jamais eu de problème d’approvisionnement en essence? De tout le trajet ça a bien du arriver au moins une fois. On peut pas penser traverser un désert de sel de cette taille sans se poser la question.
    Et ensuite remarque encore plus bête : vous avez coupé les boucles de Chloé?

  5. Amélie says:

    Et j’oubliais : très originale la séance photo jouant sur la profondeur de champs

  6. Cynthia says:

    Excellent, les photos sont superbes ! Certaines m’amusent beaucoup, je trouve ça génial. Votre voyage fait rêver, merci de nous faire partager tout ça.
    Profitez-en bien ! Bonne continuation.

  7. vedrenne says:

    Que dire: WAOUH!!!
    un paysage a couper le souffle…………

    Très drôle les photos avec le jeu de profondeur de champ ( j’adore celle où “maman” dévore ses enfants!!).

    Bonne continuation

  8. minart says:

    Merci de nous faire partager ces moments exceptionnels et inoubliables; on pouvait craindre que la durée du voyage émousse votre émerveillement mais, apparemment, il n’en est rien.
    Et vos mines confirment que “les voyages forment la jeunesse et déforment les valises”.
    Bonne suite! Henri

  9. pauline says:

    j’ai bien reçu ta lettre, est-que t’ai parent on une adresse email si oui la quel.

  10. blandine dumont says:

    alors moi, johnpilafmachinchose, je m’en fous de laisser des commentaires comme ceci ou comme cela…….mais alors je m’en fiche carrément. s’il ya bien un domaine où je vais pas me poser des milliards de question c’est bien en venant sur ce blog. Pour moi il est con-tem-plation, dépaysement et par conséquent, pour une fois, j’oublie toutes les questions terre à terre et les noeuds au cerveau pendant que je lis avec délice, étonnement et admiration l’épopée des baudchons.
    Donc, je dirai que ce long et bel article est époustouflant aussi bien sur le fond que sur la forme. Bravo pour cette expédition où effectivement on aimerait pas tomber en panne ! gros bisoux à tous et vive la béatitude (!!!!)

    ps : sans rancune johnmachinchose ?
    ps 2 : ce qui compte, c’est non pas le contenu des commentaires mais du blog, non ????

  11. Trois remarques:

    -Bon , vous n’êtes pas morts

    -QUI A RATIBOISE LES BOUCLETTES DE CHLOE????

    -Et j’espère que vous avez tous noté ces splendides cellules de Bénard sur le salar. En ces temps d’inculture à base verbo-littéraire et bavardo-médiatico -mondaine (tiens ? je me mets à parler comme le rédacteur du blog?), je précise que ces figures apparaissent quand un gradient de densité vertical s’établit (généralement du à la chaleur, mais ce n’est peut-être pas le cas ici et ce n’est pas peut-être non plus des cellules de Bénard!). Vous pouvez faire l’expérience dans votre cuisine avec un peu d’eau dans une grande poèle et un peu d’huile au dessus et en chauffant doucement le tout!)

    Je dis tout ça , car un bavard cultureux de la radio vient de m’énerver.

    Et comme je ne suis pas encore calmé (moi, j’ai de l’oxygène ici) j’espère que les voyageurs après avoir délibérement supprimé KOUROU de leur périple ne rateront pas le VLT (quelque part au Chili je crois)

    Enfin, bon, ça n’est pas mal votre truc et ça fait envie.

    PS: ce texte convient-il à JohnPilaf?

  12. J’écrivais tranquillement mes petits trucs quand un certain John Pilaf est venu mettre son grain de sel dans ma prose…
    Histoire de mettre un peu de piquant dans les réponses (he did it), voire un grain de folie (he did it aussi) .
    Seulement voilà, moi, je ne peux pas m’empêcher de dire que j’ADORE
    -les photos des voyageurs sauteurs
    -la vidéo des enfants conducteurs
    -la vidéo des changements de couleur
    -et, bien sûr, les histoires de nos voyageurs
    OUI, je répète , J’ADORE.
    …et j’attends la suite…

    ET toc!

  13. Salut les Baluchons,

    Je viens d’apprendre votre voyage en lisant la presse people dans la salle d’attente de mon gériâtre (je me fais vieux). Le Chasseur Français, Paris Turf et Minute en parlaient aussi.

    Eh bien voilà qui fait plaisir de vous savoir sur les routes du monde, en aussi bonne humeur. Quelle belle aventure !

    Pour ma part, l’aventure continue aussi, mais différemment (quelques pistes sur mon nouveau blog http://noubel.com).

    Figurez-vous que ma compagne Fernanda est mexicaine, et que je serai certainement au Mexique courant avril 2010 (d’abord en Colombie pour des conférences fin mars), probablement avec Estéban en plus ! Donc peut-être l’occasion de nous rencontrer là-bas ? Fernanda habite Tepoztlan, à côté de Cuernavaca, environ 100km au sud de Mexico City, donc j’imagine une escale possible.

    Envoyez-moi un email valide pour qu’on puisse communiquer en direct! (je n’ai pas trouvé de lien “contact” sur votre site).

    Bisous à vous tous !

    1. Eugène says:

      Superbes photos effectivement on doit se croire dans un autre monde. Magnifique !

  14. giber de niel says:

    Finalement Coluche a sa réponse: “plus blanc que blanc”, ça existe. Et un comique qui joue les “shippendale” sur une scène immense pour 4 spectateurs (et peut-être quelques bestioles ram npantes ou volantes), ça existe aussi.
    En tout cas, nous voyons que vous avez croqué à pleines dents le “sel” de l’aventure (elle est mauvaise, mais au moins elle sera faite!)
    Celui qui à le plus souffert est certainement le tampicar qui aurait bien mérité une bonne douche d’eau douce.
    Nous sommes ravis d’avoir vu toute la famille dans de nombreuses postures.
    Au Maroc, nous avons vu l’équipe qui prépare le Paris-Dakar. Vous pouvez peut-être encore vous inscrire!
    Merci aussi pour le reportage vidéo et photo .
    Gros bisous

  15. benjamin says:

    rien évidemment à rajouter (surtout après une arrivée si tardive sur cette note).
    euh…si quand même.
    Je trouve que Christian J est très souvent torse nu sur ce blog. Et plus ça va, plus il se déshabille. J’ai peur qu’il attrape un rhume à Magellan s’il continue.

    Une explication les proches ?

  16. Amélie says:

    L’explication réside dans des fins grains blancs qui peuvent certainement se mettre en rail… mais non Christian ça ne se sniffe pas le sel.

  17. pipafi says:

    Chapeau
    Bravo
    Bravissimo
    Beau
    Chaud (?)
    Haut
    Rigolo
    (Pas) écolo
    Costaud
    Trop
    Voilà mes mots !
    Enormes bécots
    Et à bientôt

    (mais qui suis-je ?)

  18. pipafi says:

    Question très pragmatique de la part de quelqu’un qui ne veut pas dire son nom : avez-vous trouvé une nouvelle boîte à m… ?
    On pense très fort à vous tous (et souvent, en ce qui me concerne, avec un pincement au coeur “cornelien” sachant qu’on aurait pu être aussi de l’aventure…).
    Pipafi

    (indice : j’aime les chats et les Etats-Unis)

  19. Sylvie says:

    SAlut les voisins ! bon apparemment tout va bien pour baudchon baluchon. Ca nous fait bien plaisir de vous voir en profiter comme ça.
    De notre coté nous avons un nouvel erasmus … Luc est parti pour 6 mois à Kaboul. La mission est intéressante mais ça aurait pu tomber rmieux.A part ça on a une nouvelle fille à la maison : scarlett une petite chatte de 5 mois un peu batarde siamoise. Je suis sûre qu’elle va vous plaire.
    Continuez à profitez de votre périple.
    On vous embrasse fort.
    Sylvie

    PS: la saison des feuilles a commencé 🙁

  20. Très bien Hugo et son oeuf de vigogne (dixit Henriette qui est très écolo)
    Tu te rases tous les combien ? (La photo avec le ranger)

  21. famille beyneix says:

    Un petit coucou des 33 rencontrés à Purmamarca.
    Avons fini notre voyage en beauté à Salta et ses quebradas (Humahuaca et Las Conchas)
    Aujourd’hui sommes rentrés à Bordeaux où il fait un temps magnifique (dès demain dépressions pluvieuses…)J’ai lu que vous étiez passés à l’alliance française de Sucre ; mon beauf qui était avec nous en a été le directeur pendant 4 ans (2000-2004) aujourd’hui il est à l’Alliance française de Bahia Blanca jusqu’en 2011, n’hésitez pas à l’appeler si vous avez un souci : Xavier Dongey : 291 455 19 86
    J’ai pris des photos de votre Ccar comment faire pour vous les envoyer.
    Bonne chance pour la suite et bravo pour votre blog
    Cathy et Jean Pierre

  22. Pierre, Victor, Anna says:

    salut les aventuriers,
    tout ce passe bien? moi vous me manquer.
    bisous pour toujours !
    bonne route !
    à bientôt !
    bye !

    victor.

  23. Pierre, Victor, Anna says:

    Au fait, Hugo ta changer de coiffure ?
    bisous !
    victor

  24. Vous avez eu raison de tenter le salar avec votre camping-car, moments XXXXL….
    Votre blog est très sympa et on est flatté d’y figurer !

    Nous sommes en ce moment au Costa Rica et là aussi, on est au coeur d’une nature sublime…
    Profitez à fond, ça passe trop vite !

    Pura Vida

    Le Meriguet-tour

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