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paraty

Paraty (ou  » Parati  » )

Paraty est un haut lieu du tourisme brésilien. Petite ville située au sud de Rio, que vous atteindrez en roulant 250 kilomètres sur la route côtière qui relie Rio de Janeiro à Sao Paulo, et en laissant derrière vous (ou pas !) les magnifiques petits villages et plages de cet endroit, Paraty (ou Parati – prononcez ” pa-ra-tchi ” ) est un musée à ciel ouvert. Port important à l’époque coloniale, son déclin rapide a eu pour effet – et pour une fois – de ne pas le soumettre à d’importantes modifications architecturales, mais au contraire d’en préserver l’aspect. L’aspect touristique n’a pas dénaturé l’ensemble, bien au contraire, et les très nombreux commerces et restaurants semblent respecter un cahier des charges suffisamment contraignant – pas d’enseignes apparentes, de terrasses ouvertes, etc. – pour que vous ne sachiez qu’une fois le nez sur la porte si il s’agit d’un commerce et duquel il s’agit. Ce qui m’a permis de passer une demi-heure à trouver une boulangerie hier matin pour sustenter les estomacs criards de la marmaille baluchonesque qui s’était réveillée hier de très bon matin.
Et puisque nous avons eu  l’excellente idée de passer par ici hors d’un week-end et en période creuse, la ville est presque déserte … magnifique ! Nous avons d’abord bivouaqué sur un parking qui donne sur port (photo plus bas), puis nous nous sommes rapprochés du centre ville. C’est l’avantage du camping-car : il nous donne parfois l’occasion de planter la tente aux plus beaux endroits !
Petit clin d’oeil au passage au groupe de français que nous avons croisés sur le port hier soir, qui sont restés en arrêt lorsque ils sont tombés à dix mille kilomètres de chez eux sur notre gros tampicar immatriculé “33” (il y avait des habitants de Bergerac dans le lot, qui nous ont fait replonger quelques semaines en arrière avec leur accent du sud-ouest bien caractéristique) ! Ils m’ont promis de faire un tour sur le blog, on les attend donc de pied ferme – et en tout cas, merci pour leurs encouragements !
Paraty, ce n’est pas seulement une parenthèse dans le temps et une puissante machine à attendrir les pneumatiques et les chevilles (le pavement est aussi dans le style d’autrefois : de grosses pierres de 20 à 40 centimètres de côté très irrégulières, posées irrégulièrement avec partout autour des trous irréguliers – ils appellent ça les “pé de moleque” ou pieds de garnements), c’est aussi un accès rapide à quelques petites cascades situées dans la forêt avoisinante, et en ce 17 août 2009 nous avons justement prévu d’y faire un petit tour. Je n’avais pas prévu de m’y baigner, mais j’ai fini par craquer : pourquoi laisser passer une belle occasion d’inscrire mon nom dans l’histoire du Brésil ?… dans les guides, ils disent de ne pas essayer de faire comme les autochtones sur les toboggans naturels, et on voit bien pourquoi ! Une vidéo fera mieux qu’une fastidieuse description. Dans l’ordre, dans l’autochtone un petit indien qui commence par mettre tout le monde d’accord, puis Christian Jules qui s’y colle, sous les encouragements (et les rires, vous allez comprendre pourquoi – ou pas 🙂 ? merci à ceux là ! – des autres touristes présents sur les lieux, puis notre Hugo qui s’y est collé, et rappel du Christian Jules et notre petit indien une dernière fois. Le titre de la vidéo correspondant à l’ordre de passage voici donc “plif-sploutch-plouf” :

Ces toboggans sont vraiment le sport national des habitants du coin, et vous les verriez (vous pouvez d’ailleurs l’apercevoir sur la vidéo, en haut à droite lorsque le garçon se prépare après mon dernier passage) préparer la forme du cours d’eau (ils disposent des pierres un peu en amont qui leurs permettent de modifier la trajectoire de la nappe d’eau) et humidifier en éclaboussant à la main le début de leur tremplin … ce sont de vrais professionnels !
Quoi qu’il en soit, ce soir, pendant l’apéro désormais classique dans le tampicar ” tang-caïpirinha ” (et ne croyez pas que le enfants ne boivent que du tang, ils adorent tremper leurs petits doigts sales dans nos breuvages de grands) toute la famille a encore la tête dans l’eau bien fraîche des cascades de Paraty …